Des "gilets jaunes" créent une "délégation" officielle et publient leurs revendications

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Cette délégation a décidé d'adresser "deux propositions principales" au gouvernement.
Cette délégation a décidé d'adresser "deux propositions principales" au gouvernement. © XAVIER LEOTY / AFP
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Une "délégation" de huit "communicants officiels" a été créée pour relayer les revendications des "gilets jaunes". Ils réclament la diminution des taxes et la création d'une assemblée citoyenne.

Une "délégation" de huit "communicants officiels" du mouvement des "gilets jaunes" a été créée pour "engager une prise de contact sérieuse et nécessaire avec les représentants de l'État et de son gouvernement", annonce un communiqué publié lundi.

Deux propositions principales... Après avoir consulté ses sympathisants sur Facebook, cette délégation adresse "deux propositions principales" au gouvernement : "revoir à la baisse toutes les taxes" et la "création d'une assemblée citoyenne" pour débattre des thèmes de la transition écologique, de la "prise en compte de la voix des citoyens", de l'augmentation du pouvoir d'achat ou encore de la précarité, détaille ce texte.

... qui débouchent vers "un référendum populaire". "L'unique volonté est que l'ensemble de ces propositions soient soumises à un référendum populaire", ajoute le texte publié après un nouveau week-end de mobilisation et à la veille d'une intervention d'Emmanuel Macron visant à détailler et expliquer un "pacte social" d'accompagnement de la transition écologique. Ces revendications vont de la suppression du Sénat à la baisse des charges patronales en passant par une hausse du smic et des retraites.

"Nous demandons aux représentants de l'Etat et du gouvernement de nous recevoir dans un délai raisonnable. A défaut de rencontre ou de propositions sérieuses lors de cet éventuel échange, les actions se poursuivront et se renforceront", préviennent-ils.

Griveaux répond "être ouvert au dialogue". Interrogé sur cette initiative à l'issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré être "ouvert" au dialogue tout en posant des limites. "Si les propositions reviennent à demander la dissolution de l'Assemblée nationale, la démission du président de la République (...), j'ai peur que nous ne puissions y répondre favorablement".