Depuis l'interdiction du démarchage téléphonique entrée en vigueur le 11 août, plus de 26.000 signalements ont déjà été recensés sur Signal Conso. Malgré un cadre légal renforcé et des amendes pouvant atteindre 75.000 euros, de nombreux consommateurs continuent d'être sollicités quotidiennement.
Le démarchage téléphonique reste un fléau bien vivant. Le site Signal Conso a enregistré 26.000 signalements depuis le 11 août dernier, date à laquelle cette pratique était censée s'arrêter. Cela représente un tiers du volume de signalements recensés avant l'interdiction.
Malgré cette nouvelle loi censée protéger les consommateurs, les appels intrusifs se poursuivent. Comme Christine, de nombreux Français restent démarchés au quotidien, principalement pour des offres de rénovation énergétique ou d'installation de panneaux solaires. La retraitée ne constate aucune différence depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction.
"Moi, on m'appelle régulièrement. On peut, par exemple, passer 3 ou 4 jours sans avoir d'appel, et d'un seul coup, un jour, on en aura 4 ou 5 dans la même journée. Le matin de très bonne heure, l'après-midi, pendant l'heure du déjeuner, ou même le soir, voire très tard. C'est très pénible, vraiment. Et on a beau leur dire que c'est interdit par la loi, mais ils continuent", témoigne-t-elle.
Un cadre légal renforcé, mais peu respecté
Le cadre légal lié au démarchage téléphonique s'est pourtant durci depuis le 11 août. En théorie, les démarcheurs ne sont plus autorisés à contacter les particuliers, désormais considérés comme non consentants par défaut. Une entreprise ne peut appeler un consommateur que si un contrat existe déjà entre les deux parties, ou si ce dernier a donné son consentement au préalable, par un acte libre et clair.
En cas de non-respect de ces règles, les entreprises fautives s'exposent à une amende pouvant atteindre 75.000 euros.