Octobre rose : Axel Kahn alerte sur les retards de diagnostic des cancers du sein

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Tout le mois d'octobre a lieu une campagne de dépistage du cancer du sein, intitulée Octobre rose. 1:20
Tout le mois d'octobre a lieu une campagne de dépistage du cancer du sein, intitulée Octobre rose. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Jeudi débute la campagne d'Octobre rose pour sensibiliser au cancer du sein. Avec la crise sanitaire, il y a encore plus urgence cette année, alerte le président de la Ligue contre le cancer Axel Kahn sur Europe 1. Car le confinement a entraîné des retards de diagnostic.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes (plus de 58.000 cas par an), et demeure chez elles la première cause de décès par cancer (plus de 12.000 décès par an). L'organisation du dépistage entre 50 et 74 ans a permis de faire reculer de 20% la mortalité due à ce cancer, mais cette année plus que jamais, la Ligue contre le Cancer appelle à l'occasion d'Octobre rose les femmes qui ont un doute ou qui sont concernées par le dépistage, à faire leur mammographie de contrôle. Car depuis le début de la crise sanitaire, il y a des retards de diagnostics pour les cancers du sein.

Pendant le confinement, 50% des diagnostics de cancer attendus

"Cette année, du fait de la crise sanitaire de la Covid, il y a un retard considérable dans le diagnostic des cancers en général, et plus particulièrement des cancers du sein. Durant cette période de confinement, sur les trois mois, il n'y a eu que la moitié des diagnostics de cancer auxquels on s'attendait", détaille Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer. "Par conséquent, alors que des retards de diagnostic de deux, trois mois ne doivent pas porter à conséquence normalement, on en est maintenant sans doute dans certains cas à des retards de cinq, six mois."

Des retards plus conséquents qui pour le coup peuvent être dangereux : dans certains cas, explique Axel Kahn, "il y a lieu d'être inquiet parce que cela entraîne des chances perdues. Cela veut dire, hélas, possiblement sûrement des vies de femmes perdues".

Europe 1
Par Anne le Gall, édité par Séverine Mermilliod