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«Début 2026, des salles ont été perforées par des tirs de gros calibre», témoigne Nadège Poët, élue CFE-CGC au CSE d'Orange à Marseille

Invitée au micro de Christine Kelly ce mercredi 21 janvier, Nadège Poët, salariée sur le site d’Orange Marseille et élue CFE-CGC au CSE d'Orange, a évoqué le déménagement du site à cause de l'insécurité. Les employés de la sécurité devaient en effet porter des gilets pare-balles et se tenir éloignés des fenêtres pour éviter les tirs.

A Marseille, les salariés d'Orange vont déménager à cause de la violence quotidienne autour de leur bureau. Nadej Poët, salariée sur le site d'Orange Marseille et élue CFE-CGC au CSE d'Orange, est longuement revenue sur l'insécurité autour du site.

En attendant le départ définitif du millier de salariés, des mesures drastiques ont été prises, notamment le port d'un gilet pare-balles et se tenir à une dizaine de mètres des fenêtres. 

"Des salles perforées par des tirs"

"Ce sont des mesures drastiques qui sont prises pour des situations extraordinaires", a-t-elle raconté. "A l'heure actuelle, les personnels qui sont concernés par éventuellement le port du gilet pare-balles, ce sont les personnels qui continuent à être à l'extérieur du site", a-t-elle précisé.

Elle explique que la "vingtaine de personnes" encore présentes sur le site ne sont pas des salariés d'Orange, mais des équipes de logistique et de sécurité de sociétés sous-traitantes ou partenaires. 

"Moron, dans le troisième arrondissement de Marseille, est un quartier qui est très très compliqué. Moi j'y travaille, j'ai l'habitude de le dire depuis des années, mais ça n'a jamais été un endroit tranquille", témoigne la salariée.  

"Ça a commencé en octobre 2025 par une tentative d'assassinat dans un bar, en face de l'entrée en voiture de notre site. Après, il y a eu des rixes dans le quartier avec des gens cagoulés. Il y avait eu une première fermeture, mais au retour des vacances de fin d'année, on a eu des salles qui ont été perforées par des tirs de très gros calibre", a-t-elle déploré. 

"Je suis marseillaise, je présume que ce sont des kalachnikovs, mais je ne suis pas spécialiste", a-t-elle ajouté.