Les règles se durcissent progressivement contre le téléphone portable au volant. Différents préfets de département prennent des arrêtés pour que l'infraction ne soit plus passible de 3 points et 135€ d'amende mais d'un retrait temporaire du permis de conduire. Les Landes, le Pas-de-Calais ou encore la Charente-Maritime l'appliquent déjà, plusieurs autres vont rejoindre le mouvement, comme l'Ardèche ou encore le Vaucluse.
C'est le cauchemar de tout motard : les automobilistes avec une main sur le volant et l'autre sur le smartphone : "Moi ce qui me choque, c'est les personnes qui roulent à une vitesse très élevée, ils vous rasent au millimètre, ils peuvent vous accrocher. C'est dangereux quand je suis en scooter".
Certains ne se contentent plus de simple appel, mais écrivent des messages ou consultent leurs notifications de réseaux sociaux au volant, et les conséquences sont dramatiques, rappelle Julien Thibault, président de l'association Victimes et Citoyens.
Durcir les règles
"Chaque année, il y a un peu plus de 50.000 blessés et il y a un peu plus de 400 mots qui sont liés directement à l'utilisation du téléphone. Ce n'est pas anodin du tout". Amendes et retraits de points ne suffisent plus.
Il est temps de durcir les règles, souligne le capitaine Stéphane Heinen de la gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence, où le retrait de permis lié au téléphone est appliqué dans certains cas précis. Par exemple, lorsqu'il est constaté avec une infraction connexe, comme un excès de vitesse.
"Pour l'instant, ce ne sont que quelques départements qui appliquent directement un retrait du permis de conduire pour un simple usage du téléphone au volant. Mais je pense que dans les mois qui suivent, ce sera au niveau national, on aura une rétention immédiate du permis de conduire", explique le commandant d'escadron départemental de contrôle des flux.
Les sollicitations des téléphones étant toujours plus nombreuses, les associations de sécurité routière conseillent de couper les notifications durant les trajets.