Danielle Simonnet : "La mobilisation des salariés est déterminante"

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La porte-parole nationale de la France Insoumise a estimé sur Europe 1 que la journée d'action contre la réforme du Code du travail prévue mardi était "déterminante".
INTERVIEW

Emmanuel Macron fait face mardi à la première mobilisation sociale de son quinquennat : des syndicats ont appelé à des grèves et manifestations partout en France pour dénoncer la réforme du Code du travail. "La majorité du peuple peut se faire entendre par la rue et peut, par un rapport de forces, mettre en échec ce gouvernement", a assuré lundi sur Europe 1 Danielle Simonnet, la porte-parole nationale de la France insoumise.

12 et 23 septembre, deux manifestations "complémentaires". Une Selon l'ex-candidate à la députation dans la sixième circonscription de Paris, la manifestation de mardi est d'ailleurs "complémentaire" à celle lancée par Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à battre le pavé le 23 septembre et qui, comme elle, défilera donc aussi mardi. "Pour nous, c'est super important qu'il y ait une mobilisation des salariés dans ce pays qui commence dès le 12 contre les ordonnances. C'est déterminant". La manifestation du 23 septembre a quant à elle "vocation à fédérer les colères et permettre à tous ceux qui le veulent de venir avec leurs propres banderoles et slogans, pas uniquement les salariés", précise Danielle Simonnet.

"Marquer les consciences". La CFDT, elle, ne sera pas de la partie mardi. Son leader, Laurent Berger, a ainsi affirmé que son syndicat n'avait "pas besoin de faire une démonstration de faiblesse". "Le combat se passera dans les entreprises", a-t-il dit. Mais selon Danielle Simonnet, le combat de la rue reste légitime. "De la même manière que les salariés ont bien eu raison de se mobiliser contre la loi El Khomri, même s'ils n'ont pas gagné, ils ont gagné une chose importante : leur dignité de se battre et le fait de marquer les consciences", a insisté la porte-parole de LFI, reprenant un vocable utilisé plus tôt par Jean-Luc Mélenchon.

Entendu sur europe1 :
Le rapport de forces, nous pouvons le mettre en place pour empêcher ce coup d'État social

Macron "n'a aucune majorité sociale dans le pays". De là, donc, à faire reculer Emmanuel Macron ? "Je pense que le pouvoir aujourd'hui est extrêmement fragile. M. Macron peut certes se vanter d'avoir une majorité numériquement écrasante à l'Assemblée Nationale, mais il n'a aucune majorité sociale dans le pays. Le rapport de forces, nous pouvons le mettre en place pour empêcher ce coup d'État social", assure-t-elle.

"La question des ordonnances, elle touche tout le monde". Au même moment, le chef de l'État sera d'ailleurs dans les Antilles françaises, dont la reconstruction après le passage dévastateur de l'ouragan Irma semble être au premier rang des priorités. L'occasion pour Danielle Simonnet de rappeler que "la question des ordonnances, elle touche tout le monde, y compris les salariés là-bas. Toutes les politiques néo-libérales les ont touchés là-bas encore plus qu'ailleurs". Et de prendre la situation sur place comme exemple : "On voit bien à quel point on a besoin de service public et à quel point on n'a pas besoin de ces politiques néo-libérales".

Mardi, des grèves sont attendues à la SNCF, RATP, Air France, France Télévisions... Fonctionnaires, étudiants, lycéens sont aussi appelés à participer.

Europe 1
Par T.M.