Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Crise lycéenne : Parcoursup pourrait être remplacé dans les deux ans

[Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le gouvernement prévoit le remplacement de Parcoursup en deux temps, cette année et l'année scolaire prochaine, ainsi que quatre autres mesures, selon des influenceuses dans le domaine de l'éducation reçues ce lundi midi par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avant les organisations de jeunesse.

Une source au sein de l'exécutif a confirmé à l'AFP la mesure visant Parcoursup, la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée par les lycéens depuis le début du mouvement.

Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray et celui de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste doivent rendre publiques des annonces "concrètes" ce lundi à 17h30 lors d'une conférence de presse, mais deux influenceuses éducation ont dévoilé cinq de ces mesures à leur sortie d'une rencontre avec Sébastien Lecornu à Matignon à la mi-journée.

"Il y a le remplacement de Parcoursup en deux temps. On ne peut pas changer les procédures pour cette année et les lycéens qui sont en terminale actuellement, donc ils vont faire quelques changements, avec une clarté pour les algorithmes locaux et pour la sélection dans chaque école, et après, ils vont lancer un chantier pour l'année prochaine", ont déclaré Anna Baldy (@grandebavardeuse) et Mathilde Fouqué (@mathildestudy), deux influenceuses.

"15.000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur"

Elles ont également annoncé "15.000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur" à la rentrée prochaine, un plafonnement à 28 lycéens par classe dans 50% des établissements les plus défavorisés, un plan de rénovation des lycées et des universités d'un montant de 5 milliards d'euros au total, ainsi que l'indexation à l'inflation de la bourse étudiante.

Une source au sein de l'exécutif indique à l'AFP que sur ce dernier point, l'indexation sur l'inflation sera accompagnée d'une refonte du barème pour rattraper les étudiants qui sont devenus non-boursiers pour un coût de plus d'une centaine de millions d'euros.

L'augmentation du nombre de places dans l'enseignement supérieur concernerait plutôt les filières courtes (BTS et DUT notamment) et de santé, selon cette source.