En raison des différents épisodes de violences lors des matchs de l'équipe de France, des couvre-feux ont été instaurés dans plusieurs villes du pays depuis le début de la semaine. Cette restriction s'adresse aux jeunes de moins de 16 ans non accompagnés.
Vitrines brisées, abribus dégradés, mais aussi heurts entre forces de l'ordre et plusieurs dizaines de mineurs : voilà les raisons qui ont poussé la maire PS de Denain, Anne-Lise Dufour-Tonini, à instaurer un couvre-feu après le match des Bleus face à la Norvège.
"Lorsque vous avez quatre ou cinq vitrines de banque qui ont été largement caillassées, et que des potelets ont été arrachés du mobilier urbain et balancés sur les voitures de police, j'appelle ça une mini-émeute urbaine, avec des jeunes âgés de 11 à 15 ans", souligne l'édile.
Une décision saluée par les habitants
Conséquence pour ces jeunes : un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés jusqu'au 1er septembre. Une mesure saluée par les riverains comme Moustapha et Tiffany. "C'est une très, très bonne idée. Il y avait des dégradations partout, les jeunes criaient des insultes et se battaient", témoigne Tiffany.
"Être dehors après 22h, c'est problématique, parce qu'ils sont livrés à eux-mêmes. Il y a du vandalisme, des dégradations, mais qui va payer ? C'est toujours les citoyens. C'est dommage d'en arriver là, mais ce couvre-feu est nécessaire et les parents doivent être responsabilisés", conclut Moustapha.