Classes à 24 élèves maximum : "On veut cet abaissement pour tout le primaire"

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Lors de sa conférence de presse à l'Élysée, jeudi, Emmanuel Macron a souhaité que les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 ne "dépassent jamais 24 élèves" par classe. Une bonne nouvelle pour le principal syndicat du primaire, qui revendique cependant cet abaissement "dans toutes les classes". 
INTERVIEW

C'est l'une des principales annonces d'Emmanuel Macron en direction du monde enseignant. Lors de sa conférence de presse à l'Élysée, jeudi, le président de la République a fait part de son souhait que les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 ne "dépassent jamais 24 élèves" par classe. "Une bonne nouvelle", pour Francette Popineau, secrétaire générale du SNUIPP, principal syndicat du primaire, invitée vendredi d'Europe1, qui réclame toutefois que la mesure soit rapidement "budgétée" .

Pour la syndicaliste, l'annonce d'Emmanuel Macron est une "très bonne nouvelle", d'autant qu'il y avait urgence. "On sait qu'on est très retard par rapport aux pays européens d'égale économie dans ce domaine", rappelle-t-elle. Mais Francette Popineau voit déjà plus loin que les annonces présidentielles. "On revendique cet abaissement dans toutes les classes", réclame-t-elle, ajoutant que le syndicat veut que la mesure soit "budgétée". "On craint que ça se fasse a moyen constant", précise-t-elle, "or on a déjà du mal avec les postes qui sont alloués à dédoubler les classes en éducation prioritaire. Là, se rajoute le dédoublement des grandes sections en éducation prioritaire, plus l'abaissement des classes à 24".

"Si on n'a pas de dotation, ce sont les autres classes qui vont payer ce tribut"

"Il faut vite que nous ayons des éléments budgétaires", martèle encore la secrétaire générale du SNUIPP. Et de prévenir : "si on n'a pas de dotation, ce sont les autres classes qui vont payer ce tribut, et c'est absolument impossible". D'autant que pour Francette Popineau, la mesure proposée par Emmanuel Macron est "réalisable". "On a a un investissement dans l'école qui est inférieur à l'ensemble des pays d'égale économie, donc on peut investir davantage dans l'école". "On peut le faire sur un plan pluriannuel pour respecter les deniers publics", propose-t-elle par exemple.  

"Il faut donner rapidement des postes" d'enseignants, demande-t-elle également, car "on a eu 1.000 postes en moins au concours à cette rentrée". "Il faut redistribuer pour qu'on ait des enseignants sur les classes qui vont s'ouvrir".