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«C'est une arnaque» : à Bourg-lès-Valence, les habitants défendent leur maire qui refuse de marier un Tunisien et une Française

[Pexels]

Les habitants de Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, soutiennent leur maire, élue sous l'étiquette divers droite, après que le tribunal judiciaire a infirmé son refus de célébrer le mariage d'un ressortissant tunisien et d'une Française.

Alors que l'interdiction des mariages d'étrangers sans papiers est de retour à l'Assemblée nationale ce jeudi 25 juin, un cas à Bourg-lès-Valence dans la Drôme fait figure d'exemple. 

Dans cette commune, l'élue Divers droite (DVD) a refusé de célébrer l'union entre un Tunisien et une Française. Marlène Mourier soupçonne une union de façade dans le but d'obtenir un titre de séjour et les habitants la soutiennent. 

Un mariage "de complaisance"

Les deux aspirants au mariage sont une Française de 54 ans et un Tunisien de 35 ans. Ce dernier n'a plus de titre de séjour en France depuis novembre 2025. Pour Marlène Mourier, les entretiens préalables à l'union ont fait apparaître beaucoup d'incohérences.

"Ils ne savaient plus quand est-ce qu'ils s'étaient rencontrés. Lui nous dit, moi je travaille chez un barbier une heure par jour. Elle, elle n'était pas au courant de ça. On s'aperçoit qu'ils ne se connaissent pas vraiment. Donc je suis confrontée à une affaire de mariage de complaisance", explique-t-elle.

Saisie, le procureur de Valence a lui aussi émis des réserves sur ce mariage. Au contraire du tribunal judiciaire, qui a sommé l'élue de le célébrer au plus vite. Les habitants, eux, soutiennent leur maire. "Elle a tout à fait raison. Si les employés de mairie ont constaté des discordances entre les discours des deux personnes, c'est que c'est bien une arnaque", assure un riverain au micro d'Europe 1.

"Ce n'est pas un mariage d'amour. C'est pour bénéficier de tous les avantages que la France donne. On n'est pas la vache à lait de la terre. Là, ça commence à bien faire", ajoute un autre. Pour l'heure, l'union est suspendue jusqu'à mi-juillet. La maire, elle, continue d'espérer l'adoption de la proposition de loi sur l'interdiction de mariage des étrangers en situation irrégulière, pour que les élus aient enfin le pouvoir d'agir.