Center Parcs abandonne son projet à Roybon, bloqué par de multiples recours

  • A
  • A
Roybon
Le terrain du projet de Roybon est occupé par des zadistes. Photo d'archives. © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Partagez sur :
Bloqué par de multiples recours, avec une occupation du terrain par des zadistes, le projet de domaine Center Parcs de Roybon a été officiellement abandonné mercredi. "Ce n'est pas de gaîté de coeur" que le groupe Pierre et Vacances jette l'éponge, a commenté son président.

Le groupe Pierre et Vacances a annoncé mercredi abandonner son projet de domaine Center Parcs à Roybon, dans l'Isère. Celui-ci est bloqué par de multiples recours et d'interminables procédures judiciaires depuis son lancement en 2007, et dont le terrain est occupé par des zadistes. Le projet, d'un montant de 390 millions d'euros, prévoyait la construction dans la forêt de Chambaran de mille cottages, de commerces et de restaurants autour d'un espace aquatique, sous la forme d'une bulle transparente maintenue à 29 degrés avec piscines, toboggans et jacuzzis.

"Depuis plus de dix ans, des procédures judiciaires contestant les autorisations administratives ont fait obstacle à la réalisation du projet. L'autorisation de défrichement, indispensable à sa réalisation, étant devenue caduque, et l'accès du site étant bloqué par des 'zadistes' occupant illégalement le terrain depuis 2014, Center Parcs a décidé de se retirer de ce projet", selon un communiqué du groupe.

Un projet "dans l'impasse"

Pierre et Vacances-Center Parcs, qui insiste sur son "engagement en faveur d'un tourisme responsable et durable", met en avant le fait que le projet de domaine "a reçu un soutien constant de toutes les collectivités locales pour ses qualités environnementales, ses retombées en termes d'emplois et de revenus, et sa capacité à revitaliser et à rééquilibrer le territoire".

"Ce n'est pas de gaîté de coeur" que le groupe jette l'éponge, a commenté à l'AFP Gérard Brémond, président et fondateur de Pierre et Vacances, qui compte à ce jour 25 Center Parcs en Europe, constitués de cottages immergés dans des domaines forestiers. "Mais on était dans une impasse, c'était devenu inextricable entre l'occupation du site, les changements de règlementations, les autorisations pour les permis de construire, pour le défrichement, la loi sur l'eau, la préservation des espèces, et les lenteurs de la justice dans les différents stades, la cour d'appel, le tribunal administratif, le conseil d'Etat. Tout cela se superposait, c'était interminable", a-t-il résumé.