Catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : un employé de la SNCF mis en examen

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La catastrophe de Brétigny-sur-Orge est l'un des plus graves accidents de train survenus en France ces dernières années.
La catastrophe de Brétigny-sur-Orge est l'un des plus graves accidents de train survenus en France ces dernières années. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Un employé de la SNCF a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur la catastrophe ferroviaire qui avait fait sept morts en 2013 à Brétigny-sur-Orge, a-t-on appris jeudi. 

Les juges d'instruction chargés de l'enquête sur la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui a fait sept morts et des dizaines de blessés en 2013 dans l'Essonne, ont mis en examen mercredi un employé de la SNCF pour homicides et blessures involontaires, a-t-on appris jeudi auprès du parquet d'Evry.

La première personne physique poursuivie dans ce dossier. "Cette personne avait dans un premier temps été placée sous le statut de témoin assisté", précise le parquet, confirmant une information du Parisien. C'est la première fois qu'une personne physique est poursuivie dans ce dossier. Jusqu'ici, seules deux personnes morales, la SNCF et RFF (Réseau ferré de France), avaient été mises en examen, malgré les demandes répétées des familles de victimes qui souhaitaient que "les hommes de terrain" soient également poursuivis.

Trois cheminots de la SNCF, chargés de la surveillance des voies au moment du déraillement, avaient été placés sous le statut de témoin assisté. C'est l'un d'eux qui vient d'être mis en examen par les juges. Contactée par l'AFP, la SNCF n'a pas souhaité réagir.

Vers de nouvelles mises en examen. "C'est un grand progrès dans l'instruction", s'est pour sa part félicité auprès de l'AFP Xavier-Philippe Gruwez, avocat d'une dizaine de victimes, pour qui cette décision "augure d'autres mises en examen de personnes physiques".

Survenue le 12 juillet 2013, la catastrophe ferroviaire de Brétigny, une des pires catastrophes ferroviaires survenues en France depuis une vingtaine d'années, a fait sept morts - trois passagers et quatre personnes sur le quai - et des dizaines de blessés. Depuis cinq ans, toutes les expertises judiciaires ordonnées par la justice ont conclu que le train avait déraillé à cause d'un morceau de voie mal entretenu, qui s'est désagrégé au fil du temps. La dernière en date (septembre 2018), commandée par le SNCF, soutient que la catastrophe de Brétigny-sur-Orge était un accident imprévisible et non la conséquence d'un défaut de maintenance.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP