À la pompe, les prix ont soudainement augmenté depuis le week-end dernier. Injustifiés, ont crié les automobilistes, puisque l'essence achetée n'a pas pu subir les variations du brent qui ce mardi soir baisse encore. Après une réunion à Bercy, les autorités ont décidé de traquer les stations-services qui tromperaient leurs clients. 6% des 11.000 stations seraient concernées comme sur la rocade de Bordeaux.
Au début de l'après-midi, sans prévenir, ces deux agents de la direction départementale de la protection des populations débarquent dans cette station-service de la rocade bordelaise.
"On va poursuivre ces contrôles jusqu'à demain"
Son bloc-note à la main, Florent Maury fonce vérifier les prix à la pompe affichés sur le grand panneau, le totem à l'entrée de la station : "L'affichage des prix sur le totem, qui est une obligation légale pour toutes les stations. Ensuite, on va vérifier par rapport au prix qui est indiqué sur le site prixcarburant.gouv.fr et vérifier si ça correspond. Il se passe des choses dans l'actualité qui bousculent les habitudes. Et les obligations légales de professionnels, c'est d'être à jour de leurs informations".
Les deux fonctionnaires réclament également les tickets de caisse pour recouper les prix réellement payés par les automobilistes. Franck Martin, directeur adjoint de la direction de la protection des populations en Gironde : "Florent, tu confirmes ? Zéro problème de relevé ? Oui je confirme. Les prix affichés sur le site internet correspondent aux prix affichés sur le ticket. On va poursuivre ces contrôles jusqu'à demain. C'est une opération coup de poing sur trois jours. 500 contrôles sur le territoire national".
Des contrôles jugés indispensables par ces automobilistes : "Moi je ne savais pas qu'il y avait des contrôles comme ça. Je trouve que c'est bien. Il faut faire plus de choses parce que là ça pèse sur le portefeuille". Des conducteurs croisés ici qui retiennent d'abord et avant tout que les prix à la pompe ne baissent toujours pas.