Canicule : la situation a été "globalement maîtrisée" dans les services d'urgences selon Adrien Taquet

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L'épisode de canicule en passe de s'achever s'est accompagné d'une "intensité dans les services d'urgences" mais "la situation a été globalement maîtrisée".
L'épisode de canicule en passe de s'achever s'est accompagné d'une "intensité dans les services d'urgences" mais "la situation a été globalement maîtrisée". © Nathalie Chevance/Europe 1
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"Il est vrai qu'hier les services d'urgences l'ont été un peu plus qu'au cours du mois de juin", a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance. "Il y avait une intensité dans les services d'urgences mais la situation a été globalement maîtrisée".

L'épisode de canicule en passe de s'achever s'est accompagné d'une "intensité dans les services d'urgences" mais "la situation a été globalement maîtrisée", a déclaré vendredi sur CNews le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance, Adrien Taquet. "Globalement, ce qu'on peut constater, c'est que les Français mais aussi les institutions, les centres de loisirs..., bref toutes les institutions qui accueillent des personnes ont intégré depuis 2003 les comportements qu'il faut adopter en cas de canicule", a-t-il souligné, avec pour effet "que les services d'urgences sont moins sollicités qu'ils pouvaient l'être en 2003".

"Il est vrai qu'hier les services d'urgences l'ont été un peu plus qu'au cours du mois de juin" et il y a eu "plus d'appels au Samu cette fois-ci que la dernière fois", a-t-il dit. Pour autant, "il y avait une intensité dans les services d'urgences mais la situation a été globalement maîtrisée".

"Une augmentation des passages des patients âgés de 75 ans"

Dans un communiqué publié vendredi, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) indique que pour la journée de jeudi, quand la température a atteint 42,6°C à Paris, le volume d'activité dans ses services d'accueil des urgences (SAU) a été "conforme aux valeurs attendues pour la période". Toutefois, "une augmentation (+20%) des passages des patients âgés de 75 ans et plus est plus particulièrement observée", note l'institution, précisant que cela "représente une quarantaine de patients supplémentaires pour les SAU de l'AP-HP".

Le bulletin de suivi des pathologies saisonnières, établi à partir d'un échantillon régional de services AP-HP et hors AP-HP, "montre une augmentation des pathologies liées à la chaleur. Cette augmentation qui concerne majoritairement les personnes adultes reste modérée", précise le communiqué : "en moyenne moins de deux patients par service d'accueil des urgences en Île-de-France".

Les périodes estivales "toujours compliquées pour les urgences"

"Compte-tenu de la chute des températures, le nombre de personnes souffrant d'une pathologie directement liée à la chaleur devrait diminuer à partir d'aujourd'hui", estime l'AP-HP à partir des premières remontées d'informations concernant la journée de vendredi.

"Les périodes estivales sont toujours des périodes compliquées pour les urgences", a reconnu Adrien Taquet, rappelant la décision de la ministre de la Santé Agnès Buzyn d'investir 15 millions d'euros pour recruter du personnel temporaire. Une grève démarrée mi-mars à l'appel du collectif Inter-urgences pour réclamer plus de moyens et des hausses de salaires, touchait plus de 200 services dans toute la France en début de semaine.

 

L'impact sanitaire "semble modéré à ce stade", confirme le ministère de la Santé

L'impact sanitaire de l'épisode de canicule de cette semaine "semble à ce stade modéré", a indiqué vendredi le ministère de la Santé, pointant toutefois "une nette augmentation du nombre de cas d'hyperthermies" depuis mardi. Un bilan complet de cette vague de chaleur sera dressé "dans quelques semaines", a précisé dans un communiqué la Direction générale de la santé (DGS).

Alors que la fin des vigilances canicule de Météo-France est attendue pour samedi, le ministère met fin à partir de "ce soir à minuit" à la diffusion de messages de prévention dans les médias et suspend la plateforme téléphonique Canicule Info Service à 19 heures. La mobilisation des autorités sanitaires et des professionnels de santé est maintenue et la DGS recommande "de poursuivre encore quelques jours les actions de mobilisations locales" auprès des personnes isolées. En effet, "des complications peuvent encore survenir quelques jours après l'épisode. En particulier les personnes âgées, fragiles ou isolées ou celles souffrant de maladies chroniques et sous traitement peuvent avoir épuisé leurs capacités pour lutter contre la chaleur et décompenser une maladie chronique jusque-là bien équilibrée", explique la Direction générale de la santé