En pleine vague de chaleur, deux adolescents ont ouvert des bouches à incendie à Asnières-sur-Seine, gaspillant 80 mètres cubes d’eau en 40 minutes. Identifiées grâce à la vidéosurveillance, leurs familles devront payer 1.000 euros chacune pour les dégâts.
"Tu casses, tu répares", avait lancé il y a deux ans Gabriel Attal, alors Premier ministre. À croire que Manuel Aeschlimann, le maire d’Asnières-sur-Seine, en banlieue parisienne, l’a écouté. Avec ces fortes chaleurs, deux adolescents n’ont rien trouvé de mieux que d’ouvrir deux bouches à incendie. Et leurs parents vont devoir s’acquitter de la facture.
"On a chiffré à peu près à 2.000 euros au total"
La commune a retrouvé ces deux mineurs de 13 et 14 ans grâce à la vidéosurveillance. Après l’ouverture des vannes, l’eau s’est déversée pendant 40 minutes, avec 80 mètres cubes gâchés, l’équivalent de 500 baignoires. Forcément, la note est salée.
"On a chiffré à peu près à 2.000 euros au total, entre toute l’eau qui s’est écoulée, les interventions des services municipaux et les réparations. On va faire 1.000 euros pour chaque famille. C’est l’éternel problème : certaines familles sont en retrait, ne font pas attention et laissent leurs gamins faire n’importe quoi", déplore Manuel Aeschlimann, le maire d’Asnières-sur-Seine.
Tolérance zéro
Pour l’élu, avoir joué est une chose, vandaliser des bouches à incendie en est une autre. Selon lui, c’est la tolérance zéro qui doit s’appliquer. "Parce que si on commence à tolérer ça, il y a d’autres choses qui se passeront. Ça sera une espèce d’engrenage, comme dans beaucoup de villes maintenant où l’on a des zones de non-droit. Quand on a un levier pour faire passer le message aux personnes concernées et, plus globalement, à la collectivité dans son ensemble, on le fait", assure-t-il.
L’objectif est aussi de rappeler que cette pratique est dangereuse. Elle peut causer de graves blessures en raison de la puissance du débit, mais aussi priver les pompiers d’eau en cas d’incendie.