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Bordeaux : appel lancé aux particuliers pour identifier les auteurs de violences

Bordeaux : appel lancé aux particuliers pour identifier les auteurs de violences [Guillaume Pinon / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Au lendemain des violences qui ont éclaté après les manifestations contre la vie chère, les autorités bordelaises ont lancé un appel à la population à transmettre des vidéos prises ce samedi pour aider la police à identifier les auteurs. 

Les autorités bordelaises ont invité dimanche les particuliers témoins de violences en marge des manifestations de samedi à transmettre à la police leurs éventuelles vidéos afin d'aider "à retrouver leurs auteurs".

Cet appel a été formulé lors d'un point-presse qui a réuni la préfète de Gironde, Sophie Brocas, le maire de la ville, Thomas Cazenave, et le directeur interdépartemental de la police nationale, Emmanuel Morin, à la résidence préfectorale, partiellement saccagée samedi.

Selon le maire, entre 50 et 100 commerces ont été vandalisés

La préfète a fait état de dégradations à l'intérieur du bâtiment, sans entrer dans les détails. "Ils n'étaient pas très nombreux, c'est allé vite, ils savaient très bien où ils venaient, ça raconte que ces gens détestent les institutions et les symboles de la République", selon elle.

À Bordeaux, 63 policiers ont été blessés, notamment par des jets de pavés, et 110 interpellations ont eu lieu, dont 40% de mineurs. "J'appelle les parents, qui ont la responsabilité civile de leurs enfants, de veiller à ce qu'ils ne viennent pas piller les magasins pour s'offrir des chaussures et des téléphones", a-t-elle déclaré.

L'Apple Store a été dévalisé, de même que le Decathlon, dont l'intérieur a été incendié dans la soirée. Selon le maire, entre 50 et 100 commerces ont été vandalisés. Dimanche, la ville était marquée par les stigmates des émeutes de la veille, ont constaté des journaliste de l'AFP.

"Je comprends le ras-le-bol"

Comme à la place de la Victoire et ses abords, avec des vélos en libre-service incendiés, des poubelles brûlées, des restes de barricades. Toutes les vitres d'une station de tramway et de bus ont été brisées.

Des affrontements entre individus radicaux et forces de l'ordre ont été violents autour de la mairie. "Il faut prendre l'hôtel de ville, Commune 2026", lit-on sur une façade. La rue Sainte-Catherine, artère très commerçante, est particulièrement dévastée, avec de nombreuses devantures détruites et des boutiques mises à sac.

Employée d'une bijouterie qui a fermé tôt samedi, par crainte de dégradations, une jeune femme balaie la chaussée. "Je comprends le ras-le-bol, la manif officielle était cool, pacifique, j'ai vu des manifestants éteindre des poubelles qui brûlaient", raconte-t-elle. "Mais ça, ça n'a rien à voir avec le ras-le-bol, ce sont des gens qui en profitent".