Blocus des lycées : une intersyndicale étudiante et professionnelle annonce une nouvelle journée de grève le 13 octobre

Par
Auteur/Animateur
,
Texte de la signature libre
avec AFP
Publié le - Mis à jour le
[Muhammed Said Tako / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Réunis par milliers place de la Bastille à Paris, lycéens et étudiants ont durci le ton jeudi en appelant à une nouvelle journée de grève et de manifestations nationales le mardi 13 octobre. Exigeant un investissement massif de 10 milliards d’euros pour pallier le manque de moyens et de professeurs, le mouvement étudiant qualifie cette mobilisation "d'historique".

L'intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé à une nouvelle journée de mobilisation et de grève le 13 octobre lors d'un rassemblement de plusieurs milliers de lycéens et d'étudiants jeudi à Paris.

Une mobilisation d'ampleur nationale et l'ultimatum des 10 milliards

"Tant qu'on n'aura pas 10 milliards sur la table, on continuera à se mobiliser", a affirmé Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante. "J'appelle toutes et tous à rejoindre encore plus massivement les mobilisations (...) et les manifestations dès ce mardi dans une grande manifestation sur tout le territoire".

"Nous appelons à la grève l'ensemble des personnels de l'Education nationale et du supérieur mardi", a renchéri Caroline Cheuvé, secrétaire générale de la Fédération syndicale Unitaire (FSU).

Plusieurs milliers de manifestants occupaient jeudi après-midi toute la place de la Bastille à Paris pour réclamer davantage de professeurs remplaçants, des rénovations de bâtiments et plus de moyens en général pour l'Éducation nationale.

"C'est une mobilisation historique", s'est félicitée Manon Moret, secrétaire générale de l'Unef. "Ça fait 20 ans qu'on n'a pas vu la jeunesse autant mobilisée en manifestation partout dans le pays. Aujourd'hui le gouvernement est dans l'incapacité totale de répondre aux revendications de la jeunesse".

Entre promesses du ministère et bataille des chiffres sur le terrain

Le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray devait recevoir dans le même temps les trois principales organisations lycéennes. Il a assuré qu'il présenterait "un plan d'urgence" sur les remplacements "d'ici quelques heures ou quelques jours".

Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne (USL), a affirmé à l'AFP qu'il y avait "2.000 lycées à l'arrêt" jeudi, un chiffre en complet décalage avec celui du ministère qui recensait 157 établissements fermés à la mi-journée.

"Pour la réunion au ministère, nous demanderons l'abrogation de Parcoursup ou rien", a-t-il déclaré.