Alors que les violences se multiplient en marge du blocus des lycées, Thomas Bonnet estime que le gouvernement ne prend pas suffisamment la mesure de la situation. Au micro d'"Eliot Deval et vous", le chroniqueur dénonce une "peur terrible" de l’exécutif et craint que les émeutes ne deviennent récurrentes.
Le gouvernement est-il trop passif ? Depuis le début du mouvement de blocus des lycées, de nombreuses violences urbaines ont éclaté dans différentes villes de France. En Île-de-France, 824 personnes ont été interpellées, dont 85% sont des mineurs. Mais pour l’invité d’Eliot Deval et vous, Thomas Bonnet, l’État ne prend pas le sujet au sérieux.
"Il ne se passe rien"
Au micro d’Europe 1, il rappelle qu’après les émeutes survenues à la suite de la mort de Nahel, "il ne s’est rien passé du tout". "D’ailleurs, on a eu après les matches des finales de Ligue des champions du Paris Saint-Germain des émeutes aussi en pleine ville. Ça montre qu’il ne se passe rien", déplore-t-il.
Pour lui, "le gouvernement est animé par une peur, une peur terrible". "Ils veulent, soi-disant, être dans l'apaisement, c’est-à-dire ne pas créer de troubles en s’attaquant à tel ou tel problème dans la société. Donc en fait, ils sont exposés, de fait, à ce que des émeutes se produisent de manière récurrente", dénonce le chroniqueur.