Un nouvel appel au blocage des lycées et des universités a eu lieu ce lundi 2 novembre, avant la grève de jeudi. La France insoumise soutient le mouvement et trouve des relais parmi ses figures médiatiques.
Depuis le début des blocages des lycées en France, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des figures médiatiques émergent et portent les revendications des élèves. Cependant l'engagement de certains responsables dépasse largement le cadre scolaire et leurs attaches politiques éclairent également leur volonté de poursuivre le bras de fer.
"Autant qu'il faudra"
Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne, appelle à prolonger les blocages "autant qu'il faudra". Aux municipales, il était candidat à Wattrelos sur une liste d'union de la gauche menée par un Insoumis. Il récuse toute instrumentalisation.
L'Union étudiante pousse dans le même sens. Sa porte-parole, Sabrine Kharbach, veut bloquer dès aujourd'hui, puis manifester jeudi. Elle avait été invitée à débattre avec Louis Boyard aux universités d'été de La France insoumise.
Des collectifs dans le viseur de l'Intérieur
Sofia Tizaoui dit être retournée bloquer son ancien lycée. Elle représente Génération EDR (Espoir - Dignité - Résistance), un collectif cofondé par un ancien candidat insoumis. Dès sa création, il réunissait l'Union syndicale lycéenne et la Jeune Garde, depuis dissoute. Le ministère de l'Intérieur accuse Génération EDR de prolonger l'action de cette dernière.
"Jusqu'aux élections présidentielles s'il le faut"
Soumaya Sarré, de la Fédération lycéenne des quartiers, était elle aussi aux universités insoumises. Selon une note de renseignement consultée par Europe 1, elle envisage de poursuivre la mobilisation contre ce qu'elle appelle la "violence d'État".
Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est l'occasion de transformer la colère des élèves en force électorale.