Les blocages de lycées et les violences se poursuivent, avec 83 policiers et gendarmes blessés. Plusieurs élus de gauche s’interposent face aux forces de l’ordre sur les points de blocage, une stratégie qui vise à provoquer des images de bavure policière.
Les blocages des lycées se poursuivent, les violences aussi. 83 policiers et gendarmes, ainsi que 119 élèves et personnels éducatifs, ont été blessés. Sur les points de blocage, les forces de l’ordre se sont parfois retrouvées débordées, avec une difficulté bien identifiée pour la police : éviter qu’une intervention ne donne lieu à une image interprétée comme une bavure policière.
C’est le piège qui est tendu aux policiers : les forcer à sortir la matraque, puis s’interposer pour dénoncer des violences policières. Derrière chaque blocage de lycée, des "pseudo-journalistes citoyens" attendent la bavure, appareil photo dans une main, téléphone portable dans l’autre, comme à Saint-Denis après l’interpellation d’un émeutier.
Des élus qui s’interposent face aux forces de l’ordre
Parfois, ce sont directement des élus qui s’opposent aux policiers. À Saint-Denis, le maire insoumis Bally Bagayoko a été aperçu en train de ralentir la progression des forces de l’ordre. Même scène à Lille, où Aurélien Le Coq, écharpe tricolore autour du buste, s’est mis en travers d’une manœuvre policière face à des casseurs.
Selon les informations d’Europe 1, les consignes passées aux troupes sont à la discrétion, pour ne surtout pas se mettre dans une situation qui pourrait dégénérer et permettre à une image, opportunément coupée et sortie de son contexte, d’incriminer l’action policière.