Besançon : polémique autour d'un arrêté anti-mendicité

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Le maire de Besançon se défend d'être anti-mendicité. © Daniel LEAL-OLIVAS / AFP
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Le maire LREM de Besançon a fait passé au début de l'été un arrêté interdisant la mendicité. Une décision qui fait polémique.

Un arrêté, publié en toute discrétion par la mairie de Besançon, dans le Doubs, début juillet interdisant, entre autres choses, la mendicité, fait polémique. "La consommation d’alcool, la mendicité accompagnée ou non d’animaux, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique sont interdites", précise le texte publié par L'Est Républicain.

Protestation d'habitants. Le texte est entré en vigueur le 9 juillet et doit prendre fin le 30 septembre, avant d'être à nouveau appliqué lors de la période des fêtes, du 23 novembre au 31 décembre. Les pratiques interdites le sont entre 10h et 20h dans le centre-ville de Besançon. Des amendes de 38 euros peuvent être infligées en cas d'infraction. Cet arrêté n'est pas du goût de tout le monde : samedi, des habitants se sont rassemblés place Pasteur pour protester contre le texte promulgué par Jean-Louis Fousseret, le maire LREM de la ville.

"Demande des commerçants". Face à la polémique naissante, l'édile a tenu à s'expliquer. "On dit que Besançon est trop accueillante, et là on dit que je suis un maire anti-mendicité. Il faudrait choisir. Cet arrêté fait suite à une demande très forte des commerçants, des habitants du centre-ville, des personnes âgées. Des gens ne peuvent plus rentrer chez eux à cause de rassemblements devant leurs portes d'entrée", assure Jean-Louis Fousseret, interrogé par France 3. "Il y a une augmentation des phénomènes de mendicité, quelques fois agressive. On peut continuer à s'asseoir à Besançon, mais pas si ça entrave la circulation des autres personnes !", ajoute-t-il

Bensançon n'est pas la seule ville à vouloir interdire la mendicité. Montpellier, Chartres, Nice, La Rochelle ou La Roche-Sur-Yon ont déjà eu recours à des arrêtés similaires par le passé, généralement lors des périodes de forte affluence touristique.