Un arrêté, publié en toute discrétion par la mairie de Besançon, dans le Doubs, début juillet interdisant, entre autres choses, la mendicité , fait polémique. "La consommation d’alcool, la mendicité accompagnée ou non d’animaux, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique sont interdites", précise le texte publié par L'Est Républicain .
Protestation d'habitants. Le texte est entré en vigueur le 9 juillet et doit prendre fin le 30 septembre, avant d'être à nouveau appliqué lors de la période des fêtes, du 23 novembre au 31 décembre. Les pratiques interdites le sont entre 10h et 20h dans le centre-ville de Besançon. Des amendes de 38 euros peuvent être infligées en cas d'infraction. Cet arrêté n'est pas du goût de tout le monde : samedi, des habitants se sont rassemblés place Pasteur pour protester contre le texte promulgué par Jean-Louis Fousseret, le maire LREM de la ville.
"Demande des commerçants". Face à la polémique naissante, l'édile a tenu à s'expliquer. "On dit que Besançon est trop accueillante, et là on dit que je suis un maire anti-mendicité. Il faudrait choisir. Cet arrêté fait suite à une demande très forte des commerçants, des habitants du centre-ville, des personnes âgées. Des gens ne peuvent plus rentrer chez eux à cause de rassemblements devant leurs portes d'entrée", assure Jean-Louis Fousseret, interrogé par France 3 . "Il y a une augmentation des phénomènes de mendicité, quelques fois agressive. On peut continuer à s'asseoir à Besançon, mais pas si ça entrave la circulation des autres personnes !", ajoute-t-il
Bensançon n'est pas la seule ville à vouloir interdire la mendicité . Montpellier, Chartres, Nice, La Rochelle ou La Roche-Sur-Yon ont déjà eu recours à des arrêtés similaires par le passé, généralement lors des périodes de forte affluence touristique.