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Bally Bagayoko accuse la police de racisme : «Ces propos mettent la police dans le rôle du méchant», dénonce Éric Couvrat

Invité d'"Eliot Deval et vous" ce samedi 10 octobre, Éric Couvrat, secrétaire départemental adjoint du syndicat de police Unité Seine-Saint-Denis, a dénoncé les propos du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, interrogé par El País sur l'action des forces de l'ordre depuis le début de la mobilisation des lycéens.

Dans la presse espagnole, Bally Bagayoko a estimé qu'il y avait du racisme dans la police qui intervient depuis plusieurs jours dans les manifestations lycéennes. Le secrétaire départemental adjoint du syndicat de police Unité Seine-Saint-Denis n'a pas caché son indignation ce samedi dans Eliot Deval et vous : "Ce sont des propos dangereux et réducteurs". 

"Ils mettent la police dans le rôle du méchant policier qui est foncièrement raciste et foncièrement violent. Or, c'est une police républicaine, elle est là simplement pour faire régner l'ordre et si tout se passe bien, la police n'intervient pas et tout se passe bien dans le meilleur des mondes", assure-t-il. 

Une "réponse aux actions violentes"

Dans le quotidien espagnole El País, le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko a estimé que les forces de l'ordre françaises ont usé "d'une violence disproportionnée et contre des lycéens qui, dans leur immense majorité, manifestent pacifiquement", rapporte le Figaro ce samedi. 

Alors que le journaliste espagnole lui demande s'il considère qu'il y a eu du racisme de la part des forces de l’ordre, l'édile répond : "Bien sûr, c'est très clair. […] Il y a une manière de faire dans les quartiers aisés et une autre dans les quartiers populaires. C'est une discrimination que nous devons condamner".

Au micro d'Eliot Deval, Éric Couvras partage son point de vue du mouvement de contestation : "J'étais présent à Saint-Denis les dernières semaines, lui y était aussi, il a vu ce qui s'est passé, il a vu un petit peu le déchaînement de violence qu'ont subi mes collègues. Toutes les actions qui ont été faites, c'est en réponse aux actions violentes, aux tirs de mortier d'artifice, aux tirs de cocktail molotov..."