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Autodéfense : «Il faut encourager les Français à défendre leur propriété», assure Guillaume Kasbarian

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Guillaume Kasbarian estime qu'il faut faire évoluer le droit à se défendre en cas d'agression au sein de sa propriété. Pour l'ex-ministre délégué chargé du Logement, seule la nécessité devrait faire foi en cas d'agression, et non plus la proportionnalité. 

Oublier la proportionnalité pour se concentrer uniquement sur la nécessité. Quelques semaines après le pillage de quelque 3.000 commerces lors du 17 octobre, un sondage CSA pour Europe 1/CNews et le JDD affirme que près de 8 Français sur 10 estiment que les commerçants doivent avoir le droit de se défendre face aux pillards. 

Un droit à l'autodéfense, que Guillaume Kasbarian appelle de ses vœux, puisqu'il affirme au micro du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, "qu'il faut encourager les Français à défendre leur propriété quand ils se font agresser".

Supprimer la proportionnalité

En cas d'effraction dans un domicile ou un commerce par exemple, pour l'heure, "dans le droit actuel, je suis obligé de vérifier la proportionnalité de mes actes", rappelle l'ancien ministre du Logement. 

Et c'est précisément ce point qu'il veut faire évoluer : "Je considère que la personne qui se fait attaquer dans sa propriété devrait avoir la latitude nécessaire pour riposter. Si on continue d'avoir une société violente où la propriété privée n'est pas respectée, où les casses continuent, je pense qu'il faut sécuriser les Français, que ce soit les commerçants ou les particuliers, qui défendent leurs propriétés en leur permettant de le faire, sous l'angle de la nécessité en supprimant la partie proportionnalité."

Concrètement, "si vous êtes agressé, vous avez la légitimité de riposter, quelle que soit la proportionnalité", enfonce Guillaume Kasbarian. 

De là à aboutir à un permis de port d'armes généralisé, à l'instar de certains Etats des Etats-Unis ? Guillaume Kasbarian préfère de répondre frontalement la question et interroge la "liste un peu restrictive des armes de défense" autorisées en France. 

 Ce qui ne l'empêche pas de faire référence à "de grandes démocraties qui existent autour de nous" qui ont franchi le Rubicon, et d'affirmer par la même occasion "qu'il y a un travail à faire autour du sujet".