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Attentat raciste dans les Yvelines : des rassemblements lundi dans plusieurs villes, dont Paris

Sameer AL-DOUMY / AFP [Sameer AL-DOUMY / AFP]

Des rassemblements sont attendus lundi 26 octobre à Paris et "partout en France", à l’appel de plusieurs associations et syndicats, "en soutien aux victimes et pour dénoncer la banalisation de la haine raciste".

Plusieurs associations et syndicats, dont la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et SOS Racisme, appellent à des rassemblements lundi à Paris "et partout en France" en soutien aux victimes de l'attentat raciste des Yvelines et pour "dénoncer la banalisation de la haine raciste".

"Face à l'horreur, en soutien aux victimes et pour dénoncer la banalisation de la haine raciste, la LDH, SOS Racisme, le Mrap, ADDAM, Clara, Jalons pour la paix, FIDL, Unef, CGT, CFDT, FSU, Union syndicale Solidaires, Unsa et d'autres organisations de la société civile appellent à un large rassemblement citoyen lundi, à 19h00, place Stalingrad à Paris et partout en France", écrit dimanche la LDH dans un communiqué.

Des rassemblements devraient également avoir lieu à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), Bordeaux, Saint-Etienne, Bourgoin-Jailleux (Isère), Nantes, Marseille, Grenoble, Montpellier, Roubaix (Nord).

"Le racisme n'est pas un fait divers"

"Le racisme n'est pas un fait divers. Lorsqu'il y a un acte raciste, cela doit entrainer une mobilisation de la société", a insisté le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, qui précise que l'association se joindra aussi aux rassemblements organisés par certains maires.

Vendredi, Kevin T., âgé de 39 ans, a tiré en rafales dans la rue depuis sa voiture, tuant Pengo Bossio Wangi, 26 ans, d'origine congolaise, et blessant cinq autres personnes dont une fillette de 12 ans, au cours d'un périple sanglant à Trappes et dans la commune voisine de La Verrière.

Sa garde à vue a été levée dimanche pour raisons psychiatriques. Dimanche après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour rendre hommage Pengo Bossio Wangi, jeune espoir français du MMA.

A Trappes, le président Macron a parlé vendredi soir d'un "tournant", évoquant "un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne".