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Après des violences urbaines, la Guadeloupe a imposé un couvre-feu pour les mineurs

[Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après des violences en marge des manifestations du 17 octobre, Thierry Devimeux, préfet de la région Guadeloupe, a annoncé un couvre-feu pour les mineurs dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes.

Le préfet de la région Guadeloupe a instauré dimanche 18 octobre un couvre-feu pour les mineurs dans les communes de Pointe-à-Pitre et des Abymes, après des violences urbaines en marge du mouvement contre la vie chère au cours desquelles trois policiers ont été blessés par balles.

Une interdiction de circuler pour les jeunes âgés de moins de 18 ans, non accompagnés d'un adulte exerçant l'autorité parentale, sera en vigueur de 20h dimanche 18 octobre (minuit lundi GMT) à 06h lundi 19 octobre matin (10H00 GMT), selon un arrêté préfectoral.

De multiples barricades enflammées dans la nuit de samedi à dimanche

Cette mesure vise "avant tout à protéger les mineurs qui pourraient se trouver sur les lieux de violences", a expliqué le préfet Thierry Devimeux dans un communiqué.

Dans la nuit de samedi à dimanche, de multiples barricades enflammées ont été érigées et "plusieurs commerces et entreprises ont été vandalisés voire détruits", détaille la préfecture.

Au cours des heurts, les forces de sécurité ont essuyé des jets de projectiles et des "tirs d'armes à feu", blessant trois policiers. Les forces de l'ordre ont constaté la présence de "nombreux mineurs au sein des groupes d'émeutiers", a indiqué Thierry Devimeux.

Un climat de forte tension

Le préfet a condamné "avec la plus grande fermeté ces actes de violence inacceptable", ajoutant qu'ils constituaient des délits qui "ne sauraient être confondus avec l'expression pacifique de revendications".

Cet embrasement intervient dans un climat de forte tension dans l'archipel antillais. Depuis mercredi, un collectif hétéroclite, baptisé "Nou las Palé" ("Fatigués de parler" en créole), bloque des axes routiers majeurs pour dénoncer la vie chère.

Des violences avaient déjà émaillé la mobilisation vendredi 16 octobre. Six policiers avaient été blessés et les gendarmes avaient essuyé des "jets d'acide". Thierry Devimeux a pour l'heure rompu les discussions avec le collectif, dont il estime ne pas reconnaître la légitimité.