Au micro de la Grande interview Europe 1 et Cnews, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité et de la Lutte contre les discriminations, déplore un "sentiment d'impunité chez les auteurs" d'actes antisémites alors qu'elle a présenté le 9 juillet dernier un projet de loi de "cohésion républicaine par la lutte contre le racisme et l’antisémitisme".
Invitée de la Grande interview Europe 1 et Cnews ce lundi 13 juillet, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Egalité et de la Lutte contre les discriminations, pointe un "sentiment d'impunité chez les auteurs" d'actes antisémites.
"Ils considèrent qu'ils sont libres de continuer à tenir des propos ou à avoir des atteintes qui sont des atteintes aussi physiques, et un sentiment de solitude de la part des victimes", poursuit-elle.
Des agressions insupportables
Jeudi 9 juillet, la ministre a présenté en conseil des ministres le projet de loi de "cohésion républicaine par la lutte contre le racisme et l’antisémitisme". D'après elle, ce projet de loi pourrait permettre notamment de constituer les associations en parties civiles en cas de plaintes pour des actes racistes ou antisémites. "Et même l'État qui pourra porter plainte à la place des agents publics, je pense notamment à nos enseignants qui sont aussi victimes de ces attaques", continue la ministre.
"Ce sont ces agressions qui sont insupportables et dont vous avez le sentiment qu'elles ne comptent pas assez. La loi viendra changer cela", conclut Aurore Bergé.