Le 9 juillet prochain, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, présentera un projet de loi pour mieux lutter contre le racisme et l'antisémitisme. Invitée du Grand Rendez-vous, elle précise qu'une "peine complémentaire d'inéligibilité" pourrait être prononcée si une personnalité politique était condamnée pour avoir tenu de tels propos.
C'est une loi qu'elle souhaite voir adoptée avant la fin de l'année. La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a rédigé un projet de loi contre le racisme et l'antisémitisme qui sera présenté le 9 juillet prochain.
"On n'a pas le droit de considérer que l'on peut jouer avec la vérité historique"
Invitée du Grand Rendez-vous Europe 1 / CNews / Les Échos, Aurore Bergé explique pourquoi elle a rédigé ce projet de loi : "Je ne change pas la définition juridique du racisme et de l'antisémitisme, je dis que l'on n'a pas le droit de considérer que l'on peut jouer avec la vérité historique." Une loi qui doit encore être soumise au vote des parlementaires et qui a déjà été examinée par le Conseil d'État sur la question de sa constitutionnalité.
La ministre explique que le point de départ de cette loi, "c'était le 7 octobre 2023" et les "pires attentats antisémites du siècle". "Les associations de lutte contre l'antisémitisme et, à l'unanimité, les parlementaires que j'ai réunis ont considéré qu'il fallait élargir la loi à l'antisémitisme et au racisme."
Aurore Bergé estime qu'un candidat à l'élection présidentielle ne peut pas se présenter devant les Français en tenant des propos "négationnistes, antisémites ou racistes". "S'il tenait de tels propos et qu'il venait à être condamné, il y aurait la possibilité de prononcer une peine complémentaire d'inéligibilité si cette loi est adoptée", conclut-elle.