Alimentation, logement, services sociétaux... Comment calculer son empreinte carbone ?

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Alexandre Dalifard
Pour limiter le réchauffement climatique et respecter l'accord de Paris, l'empreinte carbone moyenne d'un Français doit être de deux tonnes par an en 2025. Aujourd'hui, celle-ci est de neuf tonnes. Pour savoir comment calculer et limiter cet indicateur, la chroniqueuse Perrine Brami présente le simulateur de l'Ademe dans "Bienfait pour vous".

Connaissez-vous votre empreinte carbone ? Cet indicateur permet de mesurer la quantité de gaz à effet de serre que chaque individu émet, comme la nourriture, les déplacements ou le logement. Le calcul est ensuite converti en équivalent carbone pour que ce soit plus lisible. Aujourd'hui, l'empreinte carbone moyenne d'un Français est de neuf tonnes par an. Afin de limiter le réchauffement climatique et respecter l'accord de Paris, les individus doivent descendre chacun à deux tonnes par an en 2050. Ce qui équivaut à baisser de 5% tous les ans son empreinte carbone, en commençant dès maintenant. Invitée dans Bienfait pour vous, la chroniqueuse Perrine Brami explique comment elle a pu mesurer l'impact de son activité sur l'environnement.

Le gouffre de l'alimentation

Pour cela, la chroniqueuse s'est connectée sur le simulateur de l'Ademe, l'agence de la transition écologique, Nosgestesclimat.fr. Et en moins de dix minutes, le résultat est obtenu. "Combien d'heures passez-vous par semaine en métro ? Combien de kilomètres faites-vous en voiture chaque année ? Avez-vous un scooter ? L'internaute répond ainsi à toute une série de questions sur l'alimentation, le logement, les technologies...", détaille Perrine Brami au micro de Julia Vignali et Mélanie Gomez.

Après avoir répondu à tous les critères, la chroniqueuse découvre son impact sur la planète, accompagnée de sa fille Salomé. "4,3 tonnes. Et l'objectif, c'est deux tonnes, il va falloir baisser encore un peu", constate la fillette. Pour comprendre son résultat, Perrine Brami a pu consulter le détail par secteur. "Ce qui pollue le plus chez moi, c'est mon alimentation avec une tonne et demie, essentiellement à cause de la viande. Franchement, je ne savais pas que ça pesait autant que ça", avoue-t-elle. Ensuite, vient se placer le logement avec une "chaudière à gaz qui tue tout".

La part importante des services sociétaux

En revanche, un critère a attiré l'attention de la chroniqueuse : les services sociétaux. "Nous attribuons l'empreinte des services publics, éducation, santé et marchand, à chaque citoyen de façon égale", indique le simulateur de l'Ademe. Cela correspond à un handicap de départ. "Pour l'empreinte carbone des Français, il y a une base d'1,7 tonne d'équivalent CO2 qui provient de ces services. Cela correspond par exemple à la construction des hôpitaux, des infrastructures de transport ou encore à l'eau potable", souligne Perrine Brami. Concrètement, pour atteindre le fameux objectif des deux tonnes par personne, un citoyen ne pourrait donc pas émettre plus de 300 kg d'équivalent CO2 par an.

Un constat qui inquiète. Comment respecter les accords environnementaux avec si peu de marge ? "Rappelez-vous que cet objectif de deux tonnes, c'est pour 2050, donc dans un peu plus de 25 ans. Il ne s'agit pas d'être, dès demain matin, à ce niveau-là. Et l'ensemble de ces services, administrations et santé, sont aussi sur une dynamique de diminution et donc, d'ici à 2050, on ne sera plus à 1,7 tonne et vous serez soulagés", rassure Martin Régner, responsable de l'incubateur interne de l'Ademe.