Environ 200 personnes se sont rassemblées à Lyon lors d’une marche citoyenne en soutien à Théo, agressé à trois reprises par la même bande de mineurs toujours en liberté. Autour de sa mère, les participants ont dénoncé l’insécurité grandissante et l’inaction des autorités, réclamant des réponses fortes des pouvoirs publics.
Ce 10 février à Lyon, une marche citoyenne a été organisée en soutien à Théo, ce jeune agressé à trois reprises par la même bande de délinquants adolescents, toujours en liberté. Une situation qui suscite incompréhension et colère, les forces de l'ordre semblant aujourd'hui démunies.
Une nouvelle fois, la mère de Théo a pris son courage à deux mains pour organiser ce rassemblement, avec l'espoir de mobiliser largement. Environ 200 personnes ont répondu présentes.
"C'est quoi la prochaine étape ?"
Derrière une banderole portant le message "ne laissons pas la peur et l'indifférence nous détruire", grands-parents, parents et adolescents ont marché ensemble autour de Florence, la mère de Théo, très émue par cet élan de solidarité. "C'est quoi la prochaine étape ? Moi je ne peux pas attendre que mon fils meure. Ça veut dire que je ne suis pas la seule à en avoir marre. L'amour d'une maman a réussi à faire ça, donc si on arrive à tous être ensemble, on pourrait peut-être relever des montagnes".
Tous les participants dénoncent les violences commises par des mineurs et, plus largement, une insécurité jugée grandissante. Christine en témoigne. Sa fille de 12 ans avait été agressée dans un bus il y a une dizaine d'années. "On a fait un dépôt de plainte qui a été classé sans suite. Moi je ne sais plus ce qu'il faut faire. On n'est plus en sécurité, quel que soit l'endroit, quel que soit l'horaire, rien n’est fait. Il faut que ça s’arrête. Vous voyez partir vos enfants le matin, vous ne savez pas si le soir vous allez les retrouver à la maison".
Des habitants qui se disent abandonnés et qui attendent désormais des réponses concrètes des pouvoirs publics. "Il faut que nos politiques et la justice prennent conscience qu’il faut agir. Faites ce qu’il faut mais on attend une réponse forte. Il faut construire des prisons et des centres de rétention pour les mineurs".
À la fin de la mobilisation, plusieurs participants sont venus enlacer la mère de Théo, qui confie recevoir des messages de menaces depuis qu'elle a pris la parole publiquement.