Affaire Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés pour le sabotage d'une ligne SNCF

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© ALAIN JOCARD / AFP
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Julien Coupat et son ex-compagne Yildune Lévy ont été relaxés jeudi pour le sabotage d'une ligne SNCF dans l'affaire Tarnac.

Julien Coupat et son ex-compagne Yildune Lévy ont été relaxés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris des poursuites de sabotage d'une ligne SNCF et d'association de malfaiteurs, au terme de trois semaines de comparution dans l'affaire Tarnac, indique la journaliste d'Europe 1 présente sur place. Les deux prévenus parmi les huit du groupe libertaire de Tarnac ont en revanche été reconnus coupables pour avoir refusé un prélèvement biologique mais ils ont été dispensés de peine.

La justice reprochait aux prévenus d'avoir, sur le fondement d'une idéologie développée dans un livre qui leur est attribué, L'insurrection qui vient, participé au sabotage d'une ligne SNCF à Dhuisy en Seine-et-Marne et organisé des actions violentes contre des intérêts de l'État, notamment le 3 novembre 2008 lors d'une manifestation à Vichy.

"Un jugement indiscutable". "C'est un jugement indiscutable juridiquement et dont les attendus ne peuvent pas susciter un quelconque appel du parquet", a immédiatement réagi Jean-Christophe Tymoczko, avocat de Yildune Lévy. "Pour moi, s'il y a une chose qu'il faut retenir (...) c'est qu'il ne faut jamais lâcher, il ne faut jamais cesser de se battre contre toutes  les  machines à broyer de l'antiterrorisme jusqu'aux tractopelles à Notre-Dame-des-Landes", a réagi Yildune Lévy devant la presse.

"C'est une humiliation pour les services de l'antiterrorisme de l'époque, pour le magistrat instructeur ainsi que pour le parquet antiterroriste", a de son côté déclaré Me Jérémie Assous, avocat de Julien Coupat. Des peines symboliques allant de 1.000 euros avec sursis à 6 mois de prison ferme, avaient été requises par le parquet pour qui, il fallait "prendre en compte la personnalité" des prévenus et "le temps passé".