Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Acte antichrétien : dans les Pyrénées, il remplace une croix détruite au sommet de l’Aneto au prix d’un effort extrême

La croix a disparu mi-avril après avoir été sciée par des inconnus. [Christian Kober / Robert Harding Premium / robertharding via AFP]

Un jeune homme de 18 ans a hissé une croix en bois de 35 kilos jusqu’au sommet du pic d’Aneto, dans les Pyrénées, après la destruction de l’ancienne structure métallique vandalisée. Un geste symbolique et physique, au terme d’une ascension de plus de 14 heures, qu’il raconte comme une aventure autant spirituelle qu’éprouvante.

Une croix métallique trônait sur le pic d'Aneto, dans les Pyrénées, avant d'être vandalisée. Elle a disparu mi-avril après avoir été sciée par des inconnus. Un acte antichrétien qui a révolté un jeune homme de 18 ans. Ce dernier a donc décidé de sculpter lui-même une croix en bois avant de la transporter sur son dos à 3.400 mètres d'altitude. Une belle aventure humaine qu'il raconte sur Europe 1.

Plus de 14 heures d'ascension

"On est dans mon garage, l'endroit où la croix a été fabriquée." Dans le garage de Maël, il reste encore les deux tréteaux qui ont servi à sculpter cette croix en bois de 35 kilos, un défi fou débuté en avril dernier.

"L'ancienne croix qui était sur le pic d'Aneto, on a vu qu'elle avait été vandalisée. Ça m'a beaucoup touché, c'est aussi un symbole religieux", reconnaît-il. Alors, une fois sa croix terminée, il décide de la monter à main nue jusqu'à 3.400 mètres d'altitude. "L'ascension, c'est vrai qu'elle a été très difficile parce qu'il fallait être frais pour partir avec une croix de 35 kg. Ça a pris 14h40 pour arriver au sommet. Donc après 14h40 d'effort, je m'agenouille et je pleure", admet le jeune homme.

"Les catholiques sont persécutés"

Et même si cette croix trône désormais tout près de l'ancienne, Maël n'est pas rassuré. "J'ai une crainte sur le fait que quelqu'un monte et l'enlève. Ils ont réussi à meuler une croix de 100 kilos et à la jeter au bord d'une falaise. Donc je me doute que si quelqu'un a vraiment l'intention de l'enlever, je ne vais pas pouvoir l'empêcher de là où je suis. On ne comprend pas vraiment pourquoi on arrache des symboles. Les catholiques sont persécutés. C'est triste à voir", déplore-t-il.

Un message et un périple arrivés jusqu'aux oreilles de l'évêque de son diocèse. Une rencontre devrait prochainement avoir lieu.