À partir de vendredi, trouver des VTC va être plus compliqué

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Cette loi a été adoptée pour mettre fin au conflit entre les VTC, les taxis et les chauffeurs Loti (image d'archives)
Cette loi a été adoptée pour mettre fin au conflit entre les VTC, les taxis et les chauffeurs Loti (image d'archives) © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Avec l'application de la loi Grandguillaume, les chauffeurs bénéficiant du statut Loti et pas de la licence VTC n'ont plus le droit de travailler pour les grandes plateformes de véhicule avec chauffeur.

Ce vendredi, la loi Grandguillaume sur la régulation des chauffeurs de VTC entre en application, un an après son adoption. Le nombre de chauffeurs va donc chuter, notamment en Île-de-France. 

La fin des chauffeurs Loti pour Uber. Des milliers de chauffeurs privés vont perdre leur emploi à partir de vendredi, trois jours avant le réveillon de la Saint-Sylvestre pendant lequel leurs services vont être particulièrement sollicités. Conformément à la loi Grandguillaume, les chauffeurs sous le statut Loti (créé en 1982 pour les chauffeurs professionnels transportant entre deux et neuf personnes) vont perdre leur droit de travailler pour les grandes plateformes de réservation comme Uber, Chauffeur Privé ou encore LeCab.

Un examen rédhibitoire. Le statut Loti ne nécessite aucune formation théorique spécifique. Alors que les chauffeurs VTC doivent passer un examen théorique qui mélange questions administratives et théoriques, anglais, vocabulaire, gestion... Autant de compétences qui découragent nombre de chauffeurs, d'autant que l'examen, ardu, n'est obtenu que par seulement 10% des candidats, selon le fondateur de SnapCar sur le Huffpost

Une équivalence mais... Face à ce constat, le ministère des Transports a établi une équivalence à la licence VTC pour les chauffeurs Loti pouvant fournir des fiches de paye pour douze mois. Or deux difficultés font face à ces travailleurs : la lenteur des préfectures qui doivent délivrer ces équivalences, l'absence de fiches de paye pour nombre de chauffeurs car beaucoup ont le statut d'auto-entrepreneur. 

Une perte estimée à 10% des chauffeurs. Selon Yves Weisselberger, fondateur de Snapcar, interrogé par le HuffPost, "5.000 chauffeurs vont arrêter. Le nombre de VTC va passer de 30.000 à 25.000, ou de 25.000 à 20.000". L'impact sur les chauffeurs de la région parisienne, où ils se concentrent pour l'essentiel, serait alors de 10%. 

Europe 1
Par M.R.