A Paris, un trafic en baisse, mais toujours autant d’embouteillages

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Un conducteur parisien passe en moyenne 40 minutes par jour dans les embouteillages, un chiffre qui n'a pas bougé depuis dix ans. © JEAN AYISSI / AFP
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Selon une étude publiée jeudi, le nombre d'automobilistes a baissé de 34% entre 2002 et 2017 dans les rues de la capitale. Pour autant, le volume des bouchons, lui, reste stable.

Moins de voitures, mais paradoxalement, toujours autant de bouchons dans les rues de Paris. Voilà le constat que fait Le Parisien jeudi en croisant des chiffres de l'Observatoire des déplacements à Paris et ceux d'une étude menée par un fabricant de GPS.

-34% de 2002 à 2017. Selon l'Observatoires des déplacements à Paris, le nombre d'automobilistes a baissé de 34% entre 2002 et 2017. La mairie de la capitale avance de son côté un recul sur l'année 2018 de 6,5% rien qu'entre janvier et mai. Mais les embouteillages, eux, ne reculent pas : un conducteur y passe en moyenne 40 minutes par jour, un chiffre qui n'a pas bougé depuis dix ans.

La faute aux chantiers ? Si les bouchons restent le cauchemar des automobilistes parisiens, c'est pour plusieurs raisons. D'abord, les chantiers sur les voiries qui sont nombreux dans la capitale - 31 pour le mois de décembre - et qui augmentent le temps passé pare-choc contre pare-choc.

De moins en mois d'espace... Autre explication, la diminution de l'espace disponible pour la circulation motorisée, plus rapide que la diminution du nombre de véhicules. Pour faire de la place aux voies de tramways, aux voies de bus et aux pistes cyclables, la mairie sacrifie en effet de la voirie destinée aux voitures. 

... et de plus en plus de camions de livraisons. Enfin, la hausse du commerce en ligne a des conséquences sur la circulation, car les camions de livraisons sont de de plus en plus nombreux à sillonner les rues de la capitale. Leurs présences et leurs arrêts fréquents aggravent encore la congestion des rues.