Total : plus qu'une seule raffinerie en grève

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Les salariés de la raffinerie Total de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, ont cessé vendredi matin leur grève, une seule raffinerie sur les cinq du groupe restant touchée par le mouvement lancé il y a près de deux semaines, a-t-on appris auprès de la CGT et de la direction. La raffinerie provençale, située à Châteauneuf-les-Martigues, a décidé de mettre au fin au mouvement, comme le site de Feyzin (Rhône) la veille.

Sur le dernier site, celui de Normandie à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), une assemblée générale est prévue en début  d'après-midi, ont indiqué les deux sources à l'AFP. Les deux autres raffineries - Donges (Loire-Atlantique) et Grandpuits (Seine-et-Marne) - avaient mis fin à la grève il y a plusieurs jours.

La CGT et FO avaient engagé un mouvement de grève reconductible pour appeler la direction à négocier sur les salaires, en mettant en avant les bons résultats du groupe.  La CGT réclame une augmentation minimale de 100 euros, ainsi qu'une prime de 1.500 euros. Mais Total estime que la négociation a eu lieu, puisque trois organisations syndicales (la CFDT, la CFE-CGC et la Sictame, syndicat "maison") ont signé un accord prévoyant notamment une augmentation générale de 1,5%. La direction de Total et le représentant du secteur pétrolier en France ont souligné ces derniers jours que le mouvement ne perturbait pas l'approvisionnement, en partie grâce à des importations.