"Ce qui compte, c'est ce qui préside à l'embryon" (Pr. Frydman)

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Dans le débat sur la recherche embryonnaire, discuté actuellement par les députés, "ce qui compte le plus, c'est ce qui préside à l'existence d'un embryon", a estimé le Pr. René Frydman, médecin obstétricien, professeur émérite à l'hôpital Necker à Paris et invité d'Europe 1 jeudi matin.

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"S'il y a un désir d'enfant, bien sûr nous sommes les premiers à tout faire, et nous l'avons d'ailleurs démontré, pour que ça marche", a souligné le professeur qui a réalisé la première fécondation in vitro en France qui a permis la naissance d'Amandine en 1982. "Cependant, il existe des embryons qui n'ont pas de destinée parentale au sens de devenir des enfants", a-t-il poursuivi, évoquant des embryons conservés en laboratoire de couples qui n'ont plus de projet parental, qui se sont séparés ou qui ont déjà eu plusieurs enfants. Ces embryons vont "de toute façon, être détruits.

Certains embryons vont "de toute façon, être...par Europe1fr

Pour le Pr. Frydman, le débat ne porte donc "pas tant sur la destruction d'embryons qu'on ne peut pas garder ad vitam eternam" mais sur "la connaissance qu'on pourrait tirer de cette destruction"