Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises françaises se relocalisent à l'étranger pour réduire les coûts ou bien disparaissent avec le temps. Dans "La France bouge", sur Europe 1, Elisabeth Assayag reçoit Thomas Auriau, directeur général de Pagès, la plus vieille marque d'infusions en France, fondée en 1859.
Ce lundi dans La France bouge, sur Europe 1, Elisabeth Assayag reçoit Thomas Auriau, directeur général depuis cinq ans de Pagès, la plus vieille marque d'infusions en France, fondée en 1859 par Joseph Rumillet Chartier, un botaniste et chercheur. C'est lui qui a eu l'idée de faire "infuser puis distiller des plantes dans l'alcool pour en faire de la liqueur".
Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que l'entreprise a décidé de commencer à vendre des sachets d'infusion. Depuis 165 ans, l'entreprise est toujours dans le Puy-en-Velay. Désormais la partie liqueur appartient à une famille et les infusions et le thé à une autre depuis 1990.
"35% du chiffre d'affaires de la marque" vient de plantes françaises
Aujourd'hui, Pagès est "la seule marque de PME patrimoniale qui reste française et indépendante", affirme Thomas Auriau. Elle reste française car dans "notre démarche de création de valeur économique, sociale et environnementale, on se concentre sur la création de valeur en France. La matière première est française alors que les bons thés viennent d'Inde, de Chine et du Japon".
Pagès emploie 115 personnes en France dans une usine qui existe depuis 1969 sur le territoire français. Donc la main-d'œuvre est française, tout comme "les fournisseurs de packaging, de transports et plus récemment de plantes".
"Le thé ne pousse que très marginalement en France. Donc, il y a cinq ans, quand je suis arrivé, je me suis dit que la plante française, c'est pas mal. Alors, on a accéléré une démarche de relocalisation qui était déjà présente depuis la fin des années 2010 en France", déclare le directeur général. Au total, "35% du chiffre d'affaires de la marque" vient de ces plantes françaises, comme de la verveine, du thym et de la menthe.
Cette démarche a forcément un coût, qui se répercute sur le prix de vente, notamment auprès des grands distributeurs, mais aussi en rayon. Et les négociations se déroulent en ce moment : "Oui c'est tendu. C'est le jeu de la négociation et, jusqu'à présent, ça nous a plutôt porté chance puisqu'en 2024 et 2025, on a des référencements nationaux qui sont arrivés et qui nous aident à faire de la croissance".