Dans "Eliot Deval et vous", Benjamin Camboulives, porte-parole Alternative Police, estime que "la France a vu ses limites" avec le chaos du 17 octobre. Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Plus de 1.800 interpellations, 150 membres des forces de l'ordre blessés... La journée de mobilisation du 17 octobre a parfois viré au chaos. "On n'a jamais vécu ça, mais surtout, on commence seulement à le vivre. C'est-à-dire que là, on récolte ce qu'on a semé depuis 40 ans de laxisme et d'impunité", dénonce dans Eliot Deval et vous, Benjamin Camboulives, porte-parole Alternative Police.
"On se la prend à grands coups de pavé dans la gueule"
"On n'a rien maîtrisé, on s'est fait défoncer. Les symboles ont été attaqués. On a vu que la police n'avait pas la capacité pour gérer cette situation, pour se confronter aux violences. [...] On est débordé, il y a des zones de vulnérabilité, elles sont exploitées."
"La France a vu sa limite, sa faiblesse, sa vulnérabilité", poursuit encore Benjamin Camboulives. "Et tout ce que l'État est capable de faire, c'est d'envoyer au charbon des policiers qui se font littéralement massacrer, des collègues qui ont été transportés inanimés à l'hôpital. C'est ça le tribut que paye la police, parce que l'État n'est pas capable de gérer la sécurité depuis des décennies, et maintenant, on se la prend à grands coups de pavé dans la gueule."