100 euros de prime pour les jeunes professeurs ? "Pas à la hauteur", selon la SNES-FSU

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Le ministère de l'Education nationale a annoncé une prime de 100 euros pour revaloriser le salaire des jeunes professeurs. 1:09
Le ministère de l'Education nationale a annoncé une prime de 100 euros pour revaloriser le salaire des jeunes professeurs. © AFP
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Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé une prime de 100 euros pour revaloriser le salaire des jeunes professeurs. Une "annonce qui n'est pas à la hauteur" selon Gabriel Lattenzio, professeur d'anglais et délégué syndical SNES-FSU. Les enseignants souhaitent attirer plus de "jeunes intellectuels" pour exercer le métier. 

À partir du mois de mai, les jeunes professeurs recevront une augmentation de 100 euros net par mois a annoncé, lundi, le ministère de l'Éducation nationale. Cette somme leur sera versée sous la forme d'une prime. Une prime dégressive en fonction de l'ancienneté des enseignants. Le but recherché : rendre le métier plus attractif.

Mais cette mesure apparaît comme légère pour les représentants de la profession. "Cette annonce de revalorisation n'est pas à la hauteur. Moi, je reverse 100 euros par mois, ça me fait plaisir. Très exactement, c'est gradué selon l'ancienneté des collègues. Concrètement, pour moi, cette augmentation sera de 48 euros par mois. Donc ça doit correspondre à peu près à l'inflation lors de l'année passée", explique Gabriel Lattenzio, délégué syndical SNES-FSU. 

"On veut attirer de jeunes intellectuels"

Ce professeur d'anglais pense que le métier est clairement dévalorisé. "Je crois que ce métier est très important. Je crois encore en sa mission. Je crois encore en son utilité, mais je suis très inquiet quant à l'attractivité du métier", s'inquiète-t-il. 

"Pour un nouveau collègue qui commencerait à 1.600 euros et qui passe à 1.700, ce n'est vraiment pas anodin. Mais nous voulons attirer des jeunes intellectuels. On veut attirer des gens qui auraient prétention à faire d'autres métiers à bac+5 et qu'ils s'occupent de l'élévation de nos jeunes", ajoute Gabriel Lattenzio. "Ce métier est difficile et il mérite davantage de considération. Et cela passe aussi par l'argent", conclut-il. 

Europe 1
Par Jihane Bergaoui édité par Manon Bernard