La mission Artémis 2 a permis à l'Homme de voir comme jamais la face cachée de la Lune. L'équipage n'est pas encore revenu sur Terre que les esprits sont déjà tournés vers la prochaine mission qui devrait voir des humains fouler de nouveau le sol lunaire. Et Thomas Pesquet pourrait bien être de la partie.
La mission Artémis 2 n'est que le préquel de quelque chose de plus grand. 54 ans après la mission Apollo 17 qui a vu Gene Cernan et Harrison Schmitt être les derniers hommes à marcher sur la Lune, l'être humain s'apprête à faire son retour sur la surface du satellite naturel de la Terre.
Ce retour pourrait bien se faire avec la mission Artémis IV, à l'horizon 2028. Parmi les astronautes qui entreront dans l'histoire, on trouvera un Français. Interrogé sur France Inter à ce sujet, Thomas Pesquet a indiqué qu'il pourrait faire partie du voyage.
"Un Français, un Italien devraient, dans un ordre à définir, suivre"
"Ce que je sais, c'est que l'Agence spatiale européenne, qui représente l'Europe dans cette aventure aux côtés des partenaires américains ou canadiens, a trois sièges. L'annonce a été faite qu'un Allemand, a priori, partirait sur la mission qui partirait en premier", puis "qu'un Français, un Italien devraient, dans un ordre à définir, suivre. Ça pourrait être bien parti pour que ce soit moi".
Cependant, d'autres astronautes français sont également sur la liste des potentiels partants, comme Sophie Adenot, qui est actuellement en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), et Arnaud Prost "qui est en réserve", selon Thomas Pesquet.
Pourquoi le choix se porterait plutôt sur Thomas Pesquet que sur ses autres compatriotes ? Pour l'expérience. Le Français est déjà allé à deux reprises dans l'ISS (en 2016 et 2021) pour une durée totale de plus de 395 jours et 39 heures et 54 minutes de sorties extravéhiculaires, autrement dit dans le vide de l'espace, détenant le record pour un Européen.
Mais récemment, la Nasa a modifié en profondeur la suite du programme Artémis, annulant le projet de station en orbite lunaire, et n'a pas clairement dit si les Européens garderaient leur billet pour la Lune.