Les tiny forests, ces petites forêts qui peuvent pousser dans nos villes

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Photo d'illustration 2:24
Photo d'illustration © JULIAN STRATENSCHULTE / DPA / AFP
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Les "tiny forests", vous connaissez ? Ce sont de petites forêts à la biodiversité élevée qui peuvent pousser à la lisière des villes, voire dans certains coins urbains.

À travers l'initiative 1,2,3 plant'haie de l'école de Boisset, en Haute-Loire, Fanny Agostini nous parle des tiny forests, de petites forêts variées et installables un peu partout. Dans l'école, les élèves s’apprêtent eux-mêmes à planter une haie juste derrière l’école, une mini forêt pour de grandes leçons…

C’est un très beau projet que porte Élise, la directrice de l’école de Boisset, en Haute-Loire. L’idée est de planter une haie d’arbres servant à la fois de support pédagogique pour les enfants et de refuge pour la biodiversité locale. Une initiative qui m’a fait penser au nouveau concept des "tiny forests". Ce sont de mini-forêts très bien pensées qui permettent à la biodiversité d’exploser sans nécessiter forcément beaucoup de place, notamment dans et en lisière des villes.

On peut même imaginer qu'à mesure que la voiture individuelle disparaît, un parking sur deux soit transformé en "tiny forest". C’est le botaniste japonais Akira Miyazaki qui a développé ce concept. Ces travaux montrent qu’il faut seulement 600 arbres sur 200 m2, l'équivalent de cinq "tiny forests" sur un espace grand comme un terrain de foot.

Vingt-deux types d'arbres différents

Ce concept s'adapte partout, avec des nuances. Il faut tenir compte de la nature du sol, qu’il y ait au moins 22 types d’arbres différents et de résonner par couches : en premier lieu, il faut de grands arbres qui formeront la canopée, c’est-à-dire le sommet de la forêt; en second, des arbres plus petits pour le sous-bois; puis les arbustes et les herbacées, végétation plus trapue comme le sureau ou l’aulne qui eux, enfin, finiront par tapisser la forêt miniature. Voilà l’équation gagnante pour reconstituer de petites forêts vivantes !

Et les résultats sont rapides ! À peine trois ans après la plantation, c’est une reconquête magique avec des bénéfices multiples en terme de rétention d’eau, d’îlot de fraîcheur en cas de canicule et d’absorption efficace du CO2. Les Pays-Bas en a déjà implanté 35 et l’Irlande, la Belgique, la Grèce, la France et l’Espagne lui emboîtent le pas. L'objectif ? Que, dans quelques décennies, nos forêts modernes de pins rangés au cordeau laissent place à des forêts, certes plus petites, mais plus naturelles et bio-diversifiées !

Europe 1
Par Fanny Agostini, édité par Maxime Dewilder

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