Le Japon autorise la création d'embryons animaux-humains

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Le scientifique va d'abord travailler dans des embryons de souris et de rats. Photo d'illustration.
Le scientifique va d'abord travailler dans des embryons de souris et de rats. Photo d'illustration. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Le scientifique chargé de mener ces expériences espère répondre à terme à la pénurie mondiale de donneurs d'organes. 

Ce serait une avancée scientifique spectaculaire, mais qui devrait faire débat. Le gouvernement japonais a autorisé mercredi un chercheur nippon a créer des embryons hybrides animal-humain, rapporte la revue scientifique Nature, relayée par le magazine Usbek et Rica.

La création de tels embryons était déjà autorisée au Japon depuis mars 2019, mais à condition qu'ils soient détruits dans les quatorze jours, les autorités étant inquiètes des conséquences éthiques. Mais Hiromitsu Nakauchi, docteur spécialiste des cellules souches à l'Université de Tokyo et de Stanford, a obtenu l’autorisation d'un comité d'experts du ministère japonais des sciences pour étendre ses recherches. Désormais, il pourra cultiver des cellules humaines dans des embryons de souris et de rats. 

Bientôt des expériences sur des cochons ? 

Si les premières expériences sont concluantes, le chercheur demandera l'autorisation de les poursuivre sur des cochons, indique Nature. Mais, conscient des inquiétudes potentielles causées par ses projets, Hiromitsu Nakauchi assure qu'il prévoit d'avancer lentement et que ces embryons ne seront pas menés à terme avant longtemps. 

Comme le précise Usbek et Rica, l'objectif du scientifique est "d'utiliser des animaux hybrides en tant que banque d'organes pour les patients en attente de greffe". Une manière de lutter à terme contre la pénurie mondiale de donneurs.