Viande, légumes... à quel âge commencer la diversification alimentaire d'un bébé ?

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"De 6 mois jusqu'à l'âge de trois ans, l'enfant a besoin de 500 ml de lait en complément de son alimentation", rappelle Jimmy Mohamed. 4:19
"De 6 mois jusqu'à l'âge de trois ans, l'enfant a besoin de 500 ml de lait en complément de son alimentation", rappelle Jimmy Mohamed. © Pixabay
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Dans "Sans Rendez-vous" ce jeudi, le docteur Jimmy Mohamed fait le point sur la diversification alimentaire chez le bébé. Une étape primordiale pour la bonne croissance de l'enfant, souvent source de stress chez les jeunes parents, qui doit se faire progressivement et "à la cool". 

C’est souvent un casse-tête pour les jeunes parents : la diversification alimentaire chez les tout petits. Ce jeudi dans "Sans Rendez-vous" sur Europe 1, le docteur Jimmy Mohamed fait le point sur cette étape primordiale pour la bonne croissance d'un bébé. S'il y a des débats sur le sujet en fonction des cultures et des ethnies, une chose est certaine, rappelle le médecin : "de 6 mois jusqu'à l'âge de trois ans, l'enfant a besoin de 500 ml de lait en complément de son alimentation." La diversification commence tout de même bien avant, vers quatre mois. 

Des légumes faciles à digérer

Et le premier aliment à introduire, ce "sont des légumes faciles à digérer, comme des carottes, des épinards, des courgettes... Des aliments sans pépins et sans peau", explique Jimmy Mohamed. Puis, "petit à petit vers l'âge de six mois, on s'attaque à la viande et au poisson, mixé bien-sûr. On commence par 10 grammes, soit deux cuillères à café, et on augmente progressivement à 20 grammes par jour." Mais il ne faut pas non plus oublier les matières grasses, pour aider l'enfant à prendre du poids. Et dans ce domaine, le docteur Jimmy Mohamed a ses préférences. "De l'huile de lin ou de colza, car elles sont riches en Oméga 3 et en DHA (acide docosahexaénoïque), ce qui permet de créer de la matière grise."

La diversification alimentaire doit être un jeu

Au-delà du rythme d'introduction de ces nouveaux aliments, le médecin insiste sur un point : "la diversification alimentaire doit être un jeu, on y va à la cool." Ainsi, si un enfant n'aime pas un aliment, il ne faut pas le forcer. "Ils font ce qu'ils veulent", résume-t-il. 

Enfin, dernière astuce prodiguée par Jimmy Mohamed : "En cas de doute, il y a une page sur le carnet de santé de votre enfant qui est consacrée à la diversification alimentaire. Vous y trouverez de nombreuses informations, notamment l'âge pour introduire les œufs ou les féculents."

Europe 1
Par Jimmy Mohamed, édité par Ugo Pascolo