Substances cancérogènes dans le valsartan : trois-quarts des médicaments désormais concernés

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(Photo d'illustration.) © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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Cette mesure de précaution va entraîner des ruptures de stock, selon l'agence du médicament (ANSM). 

Le retrait des médicaments à base de valsartan prend une nouvelle ampleur : après une première vague début juillet, des rappels supplémentaires ont été annoncés jeudi par l'agence du médicament (ANSM), à cause de la présence d'une deuxième substance classée comme probablement cancérogène. Cette mesure de précaution va entraîner des ruptures de stock, a prévenu l'ANSM. En effet, le cumul des deux rappels touche les trois-quarts de ces médicaments utilisés en cas d'insuffisance cardiaque, d'hypertension artérielle et après un infarctus récent. Entre 1,2 et 1,5 million de patients en France suivent ce traitement.

Un rappel "mis en oeuvre au niveau international". Le premier rappel, prononcé au niveau international, avait été motivé par la présence d'une impureté, la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée comme probablement cancérogène chez l'homme. La société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals avait d'abord été mise en cause. Deux autres laboratoires chinois, Rundu Pharma et Tianyu Pharm, avaient ensuite été épinglés. Toutes ces sociétés fabriquent le principe actif pour le compte de laboratoires qui produisent ensuite le médicament.

Le deuxième rappel, annoncé jeudi, a été décidé en raison de "la présence possible d'une autre impureté, la NDEA (N-nitrosodiéthylamine)", selon l'ANSM. D'une nature voisine de la première, cette impureté est, comme elle, "classée comme probablement cancérogène chez l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", a précisé l'ANSM dans un communiqué. Cette deuxième substance indésirable "a été mise en évidence suite aux nombreuses investigations entreprises depuis le mois de juillet 2018 au niveau européen concernant le valsartan". Comme le premier, ce nouveau rappel "est mis en oeuvre par d'autres Etats européens et au niveau international", selon l'ANSM.

11 laboratoires concernés par les deux rappels. Au total, onze laboratoires pharmaceutiques sont concernés par les deux rappels, qui ne touchent cependant pas forcément tous les médicaments à base de valsartan qu'ils produisent : Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Mylan, Ranbaxy, Sandoz, Teva, Zentiva et Zydus.

 

Le retrait des médicaments à base de valsartan prend une nouvelle ampleur: après une première vague début juillet, des rappels supplémentaires ont été annoncés jeudi par l'agence du médicament (ANSM), à cause de la présence d'une deuxième substance classée comme probablement cancérogène.Cette mesure de précaution va entraîner des ruptures de stock, a prévenu l'ANSM.En effet, le cumul des deux rappels touche les trois-quarts de ces médicaments utilisés en cas d'insuffisance cardiaque, d'hypertension artérielle et après un infarctus récent. Entre 1,2 et 1,5 million de patients en France suivent ce traitement.Le premier rappel, prononcé au niveau international, avait été motivé par la présence d'une impureté, la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée comme probablement cancérogène chez l'homme.La société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals avait d'abord été mise en cause. Deux autres laboratoires chinois, Rundu Pharma et Tianyu Pharm, avaient ensuite été épinglés.Toutes ces sociétés fabriquent le principe actif pour le compte de laboratoires qui produisent ensuite le médicament.Le deuxième rappel, annoncé jeudi, a été décidé en raison de "la présence possible d'une autre impureté, la NDEA (N-nitrosodiéthylamine)", selon l'ANSM.D'une nature voisine de la première, cette impureté est, comme elle, "classée comme probablement cancérogène chez l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)", a précisé l'ANSM dans un communiqué.Cette deuxième substance indésirable "a été mise en évidence suite aux nombreuses investigations entreprises depuis le mois de juillet 2018 au niveau européen concernant le valsartan".Comme le premier, ce nouveau rappel "est mis en oeuvre par d'autres Etats européens et au niveau international", selon l'ANSM.Au total, onze laboratoires pharmaceutiques sont concernés par les deux rappels, qui ne touchent cependant pas forcément tous les médicaments à base de valsartan qu'ils produisent: Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Mylan, Ranbaxy, Sandoz, Teva, Zentiva et Zydus.

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