Pour Florence Servan-Schreiber, "vivre ses kifs ferait gagner jusqu'à 7 ans d’espérance de vie"

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Florence Servan-Schreiber, professeur de bonheur et auteure de "Trois kifs par jour", détaille sur Europe 1 sa méthode pour garder le moral avec l'arrivée de l'automne. 
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Alors que la grisaille s'installe, que le froid gagne du terrain, notre moral en prend un coup. L'arrivée de l'automne signifie aussi pour certains Français le début d'une période de déprime. Elle est tout à fait normale pour Florence Servan-Schreiber, "professeure de bonheur". Invité de l'émission Sans Rendez-vous sur Europe 1, lundi, elle a expliqué malgré tout que la météo n'avait pas d'impact sur cette "perception personnelle" qu'est le bonheur. "Les gens qui vivent au sud ne sont pas plus heureux que les gens qui vivent au nord", selon elle. Mais avec le passage de l'été à l'automne, "on a l'impression que la manière dont on se sent va changer".

La part de la génétique 

Et face au bonheur, nous ne sommes pas tous égaux, car "la génétique a sa part", pour Florence Servan-Schreiber. Notre cerveau a la capacité de générer des neurotransmetteurs, comme les endorphines ou l’ocytocine. Sauf que ce gène ne fait pas la même taille chez chaque être humain. "Plus il est long, plus on en sécrète, et plus on va être d'un tempérament joyeux", explique la professeure de bonheur. 

Trois kifs par jour

Malgré tout, comme tous les autres muscles, le cerveau peut être entraîné pour se concentrer davantage sur le positif que sur le négatif. Pour cela, Florence Servan-Schreiber préconise la méthode des trois kifs par jour. Basée sur la gratitude, elle consiste "à dire merci" pour des choses qui nous sont arrivées. "Il faut juste se rendre compte de la quantité de merveilles qui provienne de l’extérieur de nous", explique-t-elle. Florence Servan-Schreiber conseille d'ailleurs de se concentrer sur cette tache le soir. Et cela peut faire des miracles, car cette émotion peut avoir des répercussions physiologiques sur notre système immunitaire. Vivre ses kifs permettrait ainsi "de gagner jusqu'à 7 ans d’espérance de vie". 

Vive les légumes verts

L’alimentation a aussi sont rôle à jouer dans le bonheur. Certains d'entre eux vont en effet nous aider à être plus heureux, à l'image des légumes verts, "parce qu'ils contiennent plus de vitamine B6", détaille Florence Servan-Schreiber.

Et cette vitamine est très importante pour la sécrétion des neurotransmetteurs dans le cerveau. En revanche, il faut oublier la croyance qui veut qu'avec l'hiver, on souhaite manger plus gras. Même si les aliments qui nous rendent le plus heureux, "ce sont ceux que nous aimons",  consommer des choses grasses pour être heureux, "ça ne va pas fonctionner", conclut la professeur de bonheur.

Europe 1
Par Cédric Chasseur