Les touristes des grandes villes, des fumeurs qui s'ignorent

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Vous allez passer un week end prolongé à Londres ? Sachez que ce sera l'équivalent de 2,75 cigarettes pour vos poumons, selon ATE. Image d'illustration. © ISABEL INFANTES / AFP
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Selon une étude de l'association Transport et Environnement parue vendredi, rester quatre jours à Paris équivaut à fumer deux cigarettes. 

La cigarette, très peu pour vous ? Si vous vous réjouissez de préserver ainsi votre santé, sachez cependant que si vous passez vos vacances dans une grande ville européenne, vous encrassez vos poumons. C'est ce que révèle une étude de l'association Transport et environnement (ATE) parue vendredi et dévoilée par Le Parisien.

Quatre jours à Paris : deux cigarettes. L'ONG a fait un calcul simple : convertir la dose en particules fines de l'atmosphère de dix métropoles européennes en nombre de cigarettes. Le résultat est sans appel : un touriste qui passe quatre jours à Paris inhale l'équivalant de deux cigarettes. Idem pour un week-end prolongé à Rome ou à Vienne. C'est une seule cigarette si le séjour se fait à Dublin ou à Barcelone.

D'autres grandes villes du vieux continent récoltent des scores pires : ainsi de Londres (2,75 cigarettes), Milan (trois), Prague et Istanbul (quatre). 

Sur une année, l'équivalent de quatre paquets. L'extrapolation sur une année fait froid dans le dos. Selon ATE, un Parisien respire en effet l'équivalent de 183 cigarettes sur une année, soit quatre paquets. Il est par conséquent un fumeur modéré qui s'ignore. 

"Les touristes de plus en plus sensibles à cette problématique". Selon Jens Muller, coordinateur des dossiers sur la qualité de l'air à ATE, ces résultats ne sont pas une bonne nouvelle pour le secteur du tourisme. "Les touristes sont de plus en plus sensibles à cette problématique quand ils choisissent une destination car ils ne veulent pas mettre en péril leur santé, certains ont par exemple renoncé à se rendre dans de grandes villes chinoises comme Hong-Kong ou Pékin à cause de la pollution", explique-t-il dans les pages du Parisien. Une préoccupation que partageront bientôt les visiteurs de la ville lumières ? L'avenir le dira.