Laboratoires Boiron : "On est face à cette défiance de personnes qui n’ont pas appris ce qu’était l’homéopathie"

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Face à une défiance de plus en plus grande vis-à-vis de l'homéopathie en France, les Laboratoires Boiron travaillent "d'arrache-pied" afin "de faire connaître les réalités pharmaceutiques, les réalités médicales" de leurs produits, explique sur Europe 1 la directrice générale du groupe.
LA FRANCE BOUGE

L'homéopathie est l'objet de nombreuses critiques en France et la question de son remboursement ou non par la Sécurité sociale fait débat. Invitée de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1, Valérie Poinsot, la directrice générale des Laboratoires Boiron, leader mondial dans le domaine, a tenté de répondre à cette "défiance" face à laquelle elle assure que son entreprise "travaille d'arrache-pied".

L'homéopathie "représente beaucoup d'atouts pour la santé publique". Elle reconnaît notamment que les ventes "ont baissé un peu en France". "Ce qu’on observe c’est surtout une minorité de personnes qui ne connaissent pas bien l’homéopathie. On est face à cette défiance de personnes qui n’ont pas appris ce qu’était l’homéopathie", explique-t-elle. Son objectif aujourd'hui est donc "de faire connaître les réalités pharmaceutiques, les réalités médicales de l’homéopathie", un traitement "certes, très spécifique, mais qui représente beaucoup d’atouts pour la santé publique".

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

"Au niveau mondial", en revanche, "l'homéopathie française est véritablement reconnue comme une homéopathie de grande qualité". "Nous exportons dans 50 pays et ce qu’ils reconnaissent, c’est cette grande qualité, cette grande fiabilité de notre médicament."

2019 : l'année où tout va se jouer pour l'homéopathie

Le débat sur l'homéopathie est né il y a près d'un an, après une tribune au vitriol signée le 19 mars 2018 par un collectif de 124 médecins. Cette tribune parue dans Le Figaro attaquait les "médecines alternatives", dont l'homéopathie, pratiquées selon les signataires, "par des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l'efficacité illusoire".

Technique née il y a 200 ans et appréciée des Français, l'homéopathie consiste à administrer des substances en quantité infinitésimale, dans l'espoir de guérir. Certains médicaments sont remboursés à hauteur de 30%, bien que leur efficacité n'ait pas été évaluée scientifiquement.

Cela pourrait bientôt changer. A la demande du ministère de la Santé, la Haute autorité de santé (HAS) est en train d'évaluer l'efficacité de l'homéopathie et le bien-fondé de son remboursement. Initialement prévu pour février, l'avis de la HAS devrait finalement être rendu au printemps.

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau