Alors que les feux de forêt se multiplient en France, les fumées chargées de particules fines dégradent fortement la qualité de l’air et posent un véritable risque pour la santé.
Lorsqu’un incendie se déclenche, la combustion du bois et de la végétation libère un cocktail toxique composé de gaz (comme le monoxyde de carbone ou le dioxyde d'azote) et de microparticules.
En raison de leur taille microscopique, ces particules s'infiltrent profondément dans les voies respiratoires et peuvent même passer dans le sang.
Des effets immédiats sur l'organisme et des risques aggravés
Ces polluants provoquent une réaction inflammatoire rapide, touchant aussi bien les riverains directs que les populations situées loin du foyer initial.
“Les symptômes initiaux, c’est d’abord les yeux rouges, la gorge qui gratte, la toux sèche, des maux de tête, et puis des sensations de nausée et de vertige”, explique le docteur Faïza Bossy, médecin à Paris.
“Mais quand on a une exposition à ces microparticules, on peut avoir la fameuse bronchite. Chez tous les patients fragiles, on peut voir des complications cardiaques, une hypertension artérielle et des compensations de maladies déjà préexistantes” poursuit-elle.
La fumée transporte ces gaz toxiques
Les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes souffrant d'asthme ou de pathologies cardiovasculaires sont particulièrement vulnérables. De plus, en se déplaçant sur des centaines de kilomètres, la fumée transporte ces gaz toxiques, parfois sans aucune odeur.
Pour limiter les risques, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a fait plusieurs recommandations :
- Limiter les déplacements et éviter les activités en extérieur.
- Calfeutrer son logement en gardant les portes et fenêtres fermées, tout en coupant la ventilation si possible.
- Porter un masque FFP2 pour les personnes les plus fragiles en cas d'exposition directe aux fumées (les masques chirurgicaux classiques étant inefficaces contre les particules fines et les gaz).
En cas d'apparition de symptômes respiratoires ou d'une gêne importante, l'Anses invite enfin à consulter un médecin ou, si nécessaire, à contacter les services d'urgence.