Le maire de Concarneau a indiqué mardi qu'un cas contact à l'hantavirus identifié dans sa ville a été transféré au CHU de Rennes. Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts.
Un cas contact à l'hantavirus identifié à Concarneau dans le Finistère est transféré mardi matin au CHU de Rennes, a indiqué à l'AFP le maire de la ville, dans un contexte de durcissement des règles d'isolement en France.
"Je viens d'avoir confirmation il y a quelques instants que la personne est en cours de transfert ce (mardi) matin" au CHU de Rennes, a déclaré Quentin Le Gaillard, maire de la ville portuaire bretonne. Cette information a été confirmée par la préfecture d'Ille-et-Vilaine.
"Seulement un cas contact"
Le maire a souligné qu'il ne connaissait pas l'identité de l'homme ni la façon dont il était devenu cas contact. "Cela reste pour l'instant seulement un cas contact, une personne qui a été en contact avec une personne porteuse du virus. Donc il ne faut pas céder à la panique, on ne parle que d'un seul cas qui a été circonscrit", a-t-il souligné, joint au téléphone par l'AFP.
La population qui a appris la présence d'un cas contact sur la commune est "plutôt sereine", a-t-il dit. "Ils ont la sensation que le sujet est pris à bras le corps par les autorités sanitaires et l'État, et également par la mairie", a ajouté Quentin Le Gaillard, édile de la ville de 20.000 habitants.
Des règles d'isolement durcies
Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, le MV Hondius, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.
La ministre de la Santé a fait état lundi d'un total de 22 cas contacts identifiés : les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg et 14 à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour. Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées : dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable.
La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.