Face à la crainte d'une épidémie d’hantavirus après l'apparition des premiers cas, certains Français ont retrouvé les réflexes de l'époque du Covid. Emmanuel Nizard, président du Masque français et invité de La France Bouge sur Europe 1, a constaté une flambée temporaire des commandes.
Les Français ont-ils retrouvé, en l’espace de quelques jours, des réflexes datant de la crise du Covid ? Alors que les autorités sanitaires surveillent de près la situation liée à l’hantavirus, les 26 cas contacts identifiés en France ont tous été testés négatifs, a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist la semaine dernière.
Ils restent toutefois placés en isolement hospitalier, par précaution, en raison d’une durée d’incubation pouvant aller jusqu’à 42 jours. Un signal rassurant, alors que la peur d’un nouveau virus avait commencé à inquiéter une partie des Français.
Invité de La France Bouge sur Europe 1, ce lundi 18 mai, Emmanuel Nizard, président du Masque français, a confirmé avoir observé une réaction immédiate chez certains consommateurs. "Dès que ça a commencé à frémir dans la presse, comme nous avons site internet de vente en ligne de masques, on a vu tout de suite les courbes de vente s’affoler", a-t-il expliqué.
Emmanuel Nizard évoque plutôt des volumes comparables à ceux de 2022
Selon lui, cette hausse a duré environ une semaine, avec des commandes "50 fois plus importantes par rapport au rythme" habituel, hors période de pandémie. "Les commandes étaient multipliées par 50 pendant une semaine", a précisé le président du Masque français. Un emballement qui n’a toutefois pas atteint les niveaux du pic du Covid.
Emmanuel Nizard évoque plutôt des volumes comparables à ceux de 2022, à la fin de la crise sanitaire. Cette fois, l’entreprise assure avoir pu répondre à la demande. "On a appris de l’époque du Covid", a-t-il souligné, précisant que des "stocks tampons" avaient été prévus pour éviter de revivre les tensions d’approvisionnement d’il y a quelques années.
De leur côté, les autorités se veulent rassurantes. D’après les éléments disponibles, le risque pour la population générale en Europe reste jugé "très faible".