Glaucome, hypertension, diabète : pourquoi le fond d'oeil est un examen capital

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Le diabète est responsable de 12 % de l'ensemble des cas de cécité dans les pays occidentaux. © Pexels
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Dans l'émission Sans rendez-vous, lundi sur Europe 1, le docteur Jimmy Mohamed consacre sa chronique "Les bobos du quotidien" au fond d'oeil, cet examen ophtalmologique indolore qui permet de diagnostiquer et de suivre de nombreuses maladies, dont la rétinopathie diabétique, cette grave complication du diabète qui touche la moitié des patients atteints de diabète de type 2.

Certains ont déjà eu affaire à cet examen, d'autres n'ont même pas idée de ce que signifie un "fond d'oeil". Simple, indolore, cette technique, également appelée "ophtalmoscopie", est un examen qui consiste, grâce à un appareil, à observer de manière très fine la macula (zone centrale de la rétine, responsable de la vision précise), ainsi que la papille (la tête du nerf optique).

Il se réalise avec ou sans dilatation de la pupille, en fonction des situations et des antécédents des patients, mais la dilatation permet d'explorer la rétine dans sa totalité. Contrairement aux idées reçues, le fond d’œil ne se réalisent pas uniquement sur les patients d'un certains âge. Il permet même de dépister, ou de suivre, de nombreuses maladies.

Glaucome, DMLA, et surtout rétinopathie diabétique

"On pourra dépister ou suivre un glaucome en regardant l'état du nerf optique", explique le docteur Damien Gatinel, chirurgien ophtalmologue et chef de service à la Fondation Rotschild, à Paris. Mais ce n'est pas tout. Le fond d’œil permet aussi de "diagnostiquer une DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge, NDLR), ou dans le cadre du suivi du diabète, mais aussi dans le cadre d'une hypertension artérielle". En effet, la rétine étant un tissu fortement vascularisé, "c'est une fenêtre unique qui s'offre au médecin et ophtalmologue pour juger de l'état de la microcirculation".

L'examen est particulièrement utile dans la cas d'une rétinopathie diabétique, qui implique des lésions de la rétine. Il s'agit d'une grave complication du diabète qui touche 50 % des patients diabétiques de type 2, selon la Fédération française des diabétiques.

Alors que le diabète est responsable de 12 % de l'ensemble des cas de cécité dans les pays occidentaux, il est impératif pour les diabétiques d'avoir recours à un suivi ophtalmologique régulier, au moins une fois par an. En effet, si certains troubles de la vue peuvent indiquer la présence d'une rétinopathie diabétique (lettres déformées à la lecture, difficultés à passer de la lumière à l'obscurité), la maladie s'installe souvent sans donner de signes d'alerte. On peut donc malheureusement être atteint de rétinopathie même avec une bonne vue, et en l'absence de symptôme.

Europe 1
Par Pauline Rouquette